vendredi 12 octobre 2018

Traversée Hayau-Bouhadère et « branches secondaires »


Vendredi 12 octobre 2018
NB : l’Abbé écrivait « Bouhadére », mais les accents n’ont pas vraiment d’importance...
Aujourd’hui la traversée m’appelle mais j’ai aussi surtout envie d’aller traîner dans les branches sous la salle Henri IV que je ne connais pas !

10h45 je suis en haut du gouffre. J’équipe et descend sans tarder. C’est la 1ère fois que j’y viens seul.
Je fais vite tout en prenant le temps d’admirer les cannelures qui drapent les murailles.
J’enchaîne le P35 avec le P18 en rappelant ma corde à chaque puits ; je ne compte évidemment pas revenir par-là !

Dans le toboggan il souffle un courant d’air à décorner les bœufs ! Ça passe vite jusqu’au P15 descendu manu-militari. C’est moins drôle mais on gagne du temps tout seul...

Cheminement dans le méandre chaotique, puis équipement de la main courante pour atteindre la tête de puits du P20. Un jour je ferai le colimaçon que je ne connais pas. Descente du puits dans un silence de plomb... Ils sont pas mal ce descendeur et cette corde... Arrivée dans la salle Henri IV. Une seconde de silence à la mémoire des expéditions Abadie. Quelques photos de la colonie de crustacés Niphargus qui vit dans une flaque sous la cascade de calcite. Je n’en trouve que 3 aujourd’hui, le niveau de la flaque est bas.
Présence habituelle de 2 grenouilles des Pyrénées (?) près de l’actif. Pas de loir ou rongeur comme vu le 4 octobre avec Kat et Sandrine.

Plein Ouest c’est la suite aujourd’hui. Au ras de la salle, le minuscule actif passe une étroiture et on entend et on aperçoit le réseau se poursuivre tranquillement. Mais ça passe difficilement.
Shuntons donc cette étroiture en passant quelques mètres par le dessus : une courte vire bien glissante dans la salle Henri IV permet d’atteindre une lucarne bien plus confortable. Equipement sur spits et descente du puits qui fait quand même une douzaine de mètres !
A mi-descente je choisis de penduler pour atteindre une vire qui semble mener au 1er siphon Sud à -93m.
Effectivement la vire permet d’atteindre une lucarne qui donne dans un petit puits parallèle que j’équipe sur AN et je descends rapidement. Là se trouve un méandre avec un plancher stalagmitite partiellement crevé.
Sous le plancher à -0,50m coule la majeure partie du petit actif. Quelques mètres plus loin c’est le terminus : un joli petit siphon aux eaux bleues-vertes, bordé d’une douce plage aux galets allochtones et de parois raides en remplissage argileux. Ça doit remplir plus que ça en période de crues, peut-être 1 m de plus.
Aujourd’hui le siphon mesure environ 80 cm de diamètre pour  50cm de profondeur. L’endroit est sympa, je prends une petite collation !
Je ne suis pas seul : une grenouille des Pyrénées prend la pose sur un gros galet ; elle a l’air bien portante.
Je prends le chemin du retour. Dans le bas du dernier petit puits franchi on devine une chatière pour atteindre le puits principal voisin. Je la laisse à la grenouille, moi je n’ai pas envie de rester coincé.
Repassé dans le puits principal P12 je descends dans son fond. Un autre méandre (entrecoupé d’une lame séparative verticale) avec plus de volume permet d’atteindre un autre siphon : il est aujourd’hui complètement à sec.
C’est moins sympa que chez le voisin, bien qu’une belle plage de sable fin (authentique !) justifie le déplacement.

Je reprends désormais le chemin du retour à la salle Henri IV.
Après Henri IV la suite est plus classique, pour ne pas dire très classique : direction la Bouhadère, via les vires équipées plein Est, la Salle du Bourdon (j’irai dans le réseau plain Nord une autre fois !), son puits de sortie à travers le Saut de la mort, le fond de la galerie Sud-Est, la Salle du Chaos, la remontée par  l’escalade à Nico et la galerie plein Nord, puis c’est la sortie de la Bouhadère sous le sentier karstique.
TPST 3h


Marc Chanliau

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