vendredi 26 octobre 2018

Et le Vignemale ça vous dit ?

Jeudi 25 octobre 2018
Un coup d’œil sur l'évolution de la météo nous convainc qu'il faut profiter des prochains jours pour aller en altitude. Après, avec l'arrivée de la neige, il sera trop tard et il faudra attendre l'été prochain. Quitte à prendre de la hauteur, autant choisir les karst les plus élevés du secteur. Il en est un, sur le flanc du Vignemale, qui est un peu tombé dans l'oubli : peu de trous inventoriés, et les rares gouffres un peu conséquents sont dépourvus de topo et de descriptions dignes de ce nom. C'est donc en direction du glacier d'Ossoue que nous nous dirigeons ce matin. 

 Au bas du lapiaz. Au bas, on distingue le barrage d'Ossoue, 1000 m plus bas,
 et en toile de fond, la brèche, le Marboré et l'Astazou.

La montée est raide depuis le barrage jusqu'aux premiers bouts de lapiaz. Curieusement c'est ici que Russel avait fait creuser 3 petites cavités bien commodes pour s'abriter ou bivouaquer. Marquées sur la carte "grottes de Bellevue" elles témoignent de la passion que Russel avait pour cette montagne (pour en savoir plus). 

 Les "grottes de Bellevue"

La dénomination de "grotte" est un peu usurpée,
mais leur nom "Bellevue" ne l'est certainement pas.
 
Après 1000 m de montée, nous quittons les sentiers balisés pour sillonner le lapiaz. Celui-ci est souvent couvert d'éboulis et la lecture de la géologie locale n'est pas toujours évidente. Finalement, après avoir encore grimpé d'une bonne centaine de mètres nous tombons sur une belle entrée de gouffre. 

Premier trou !
 
Le puits estimé à 15 ou 20 m est déjà connu (vieux spit en place) et le fond est occupé par un névé. Plus loin un autre, plus petit est descendu sur une dizaine de mètres : bouché.  

Celui-ci est plus petit...

 Plus haut en altitude, il y a déjà de la neige et la prospection n'est pas facile, aussi, nous essayons de fouiller la partie basse. Nous ne trouvons rien d'autre, mais pas de doute, avec la fonte des névés souterrains et du glacier (il a perdu plus de 2,5 m d'épaisseur en 2017) il faudrait revenir. 


Le lendemain, nous montons à la rencontre de l'équipe qui, avec Thomas, a passé une semaine vers la Brèche de Roland pour explorer des grottes au-dessus de Gavarnie. Eux aussi, doivent plier bagages avant l'arrivée du mauvais temps...



Patrick


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