vendredi 12 octobre 2018

Bérouède- Dessus, un bijou de crèque


Vendredi 12 octobre 2018

Ce même jour que la traversée Hayaü-Bouhadère, la journée n’est pas finie. Un saut à la maison pour déjeuner et me voilà reparti pour la face Nord-Ouest de l’Araü.
Après une belle marche d’approche d’au moins 1 h 1/4 sur le Cami de Simoun, en passant par les entrées de la Perte du Cébéri, de  Bérouède-Dessous et des autres cavités du secteur, j’arrive au sommet du Soum à 17h. Dans cette ancienne clairière, se trouve la grotte de Bérouède-Dessus ou Grotte de l’Escalat.

Je ne connais pas cette cavité, donc j’ai emporté mon baudrier et une C30. Pendant que j’équipe sur les arbres à l’entrée, des promeneurs qui connaissent l’entrée viennent se taper la tchatche 10 min.
Une fois équipé je descends prudemment le toboggan d’entrée, recouvert d’un épais manteau de feuilles d’au-moins 30cm.

La descente est sans encombre. A mi-descente, quand on aperçoit déjà le fond je m’arrête pour admirer les premières concrétions classiques mais de bonnes dimensions (alors que nous ne sommes que 2 m sous le niveau du sol extérieur) sur la gauche.
Mais plus je descends plus je découvre un monde merveilleux ! Des concrétions comme je n’en ai jamais vues !
Je laisse la description à l’Abbé en 1969, car personne ne saura mieux exprimer ce qu’on peut ressentir :
« Après les frondaisons de l'Aven Armand, les lilas de Labastide, l'eau n'a pas épuisé toutes ses  ressources : elle a créé encore les buissons de Bérouéde-Dessus. Ils entrecroisent sans fin leurs aiguilles, se lient, se soudent, se courbent, tire-bouchonnent, abritent un peuple de nids cristallisés, retiennent une foule d'oiseaux de calcite aux ailes déployées pour l'envol. Béni soit l'Aroü d'avoir fait de Bérouéde-Dessus une miniature et de l'avoir si bien cachée. Plus acrobatique, elle eut tenté les spéléologues et les clous de leurs souliers eussent brisé les buissons. Plus importante, elle eut été la proie des hommes d'affaires. Parce qu'elle est trop petite, elle reste vierge : pas de profanateurs. »

En réalité il y a bien eu depuis quelques profanateurs, mais la grotte reste très très belle ! A recommander !
On y trouve aussi pas mal d’ossements de bétail ovins et bovins, tombés là ou traînés par des prédateurs.
Trouvé aussi un Typhloblaniulus, sorte de mille-pattes commun cavernicole.
Après une série de photos, dont certaines sont désormais dans Karsteau, je sors de la cavité.
J’aurais passé plus de temps à équiper et déséquiper que sous terre... Mais ça valait vraiment le coup de ces 2 heures de marche d’approche + retour pour la découvrir.
TPST 21min



Marc Chanliau

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire