dimanche 22 janvier 2017

Gymnastique hivernale à la Verna

Ce WE il y avait aussi des Tachous à la Pierre ....

L'année passée, après avoir réalisé une escalade infructueuse dans la salle de la Verna (voir en cliquant ici) nous avions repris l'escalade de 2009 pour aller jusqu'à ce qui semble être le dernier porche bien visible de la salle. Une barrière de schiste (rocher dans lequel on peut retirer le goujon à la main une fois qu'on l'a planté...) en défendant l'accès à son aplomb, il a fallu faire un petit détour de plus d'une centaine de mètres... 

 
Cela fait plus d'un an que ce projet occupait régulièrement nos conversations. Régis avait construit une sellette (pour pouvoir s'asseoir et se reposer étant donné que la paroi est dans le meilleur des cas verticale et la plus part du temps déversante) et Alain avait tracé sur les murs de la salle plusieurs itinéraires possibles.
Finalement, bien malgré lui, Alain ne peut pas se joindre à nous. Après avoir tout organisé, la vie lui joue un vilain tour mais le bougre ne veut rien annulé de ce weekend qu'il a longtemps imaginé. Aussi, c'est sans lui que nous commençons la longue marche jusqu'à la Verna. Nos sacs feraient pâlir un porteur népalais et la neige qui a recouvert nos Pyrénées la semaine dernière ne facilite pas notre progression. Quand nous poussons la baie vitrée du refuge Dominique Prébende, il est déjà bien tard mais la journée ne fait que commencer ! 


La monotonie de "l’escalade" (si on peut dire, il s'agit quand même de percer un trou de 8mm à bout de bras avec le perforateur, planter un goujon, se hisser dessus et recommencer. On est assez loin de l'image d’Épinal d'un beau blond en débardeur, sous le soleil du sud de la France, suspendu dans le vide, sa vie au bout des doigts) est parfois rompue par un rocher capricieux qui demande discernement et intuition pour ne pas se tromper d'itinéraire et se retrouver sur un abris de bus, décollé de la parois, qui ne demande qu'à rejoindre ses copains 50m plus bas dans le pierrier ! Comptez 2h par longueur de 40m pour le leader et à peine un peu moins pour le second qui remonte à la corde en récupérant tout le matériel.


L'arrivée de nos copains par le tunnel nous a réchauffés le cœur dans cette salle où la température n'est guère plus élevée que celle de mon frigo et les attentes parfois longues... La lumière de leurs lampes a percé l'obscurité et l’écho de leurs voix a brisé le silence dans lequel nous étions plongés depuis plusieurs heures. Leur déambulation à travers les blocs pour se rendre au porche d'Aranzadi était merveilleuse. 

Le rappel en fil d’araignée qui nous a ramené au sol était fabuleux et libérateur. 
Au refuge, Raymond et Mickey nous attendaient. Attention touchante après une grosse journée de gymnastique hivernale.


Nous avons réalisé un peu moins de la moitié de l’escalade qui permettra d'accéder au porche. Il nous reste encore un peu de temps pour rêver et imaginer le réseau qui se trouve derrière !
Jean N

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