lundi 8 juin 2020

Sousbet version humide

Dimanche 08 juin 2020
La météo s'est bien dégradée. Il a plu durant la nuit et ce matin il bruine. Nous profitons d'une petite accalmie pour accéder au gouffre. Nous sommes 4 (PMA, Serge, Sandrine et Patrick). 
Arrivés dans le ruisseau, nous constatons que le débit a beaucoup augmenté et nous voyons des ruissellements affluents qui n'existaient pas lors de nos premières explorations. Bien évidemment, au premier puits, la cascade est plus abondante. Heureusement, l'équipement hors crue est assez efficace et nous permet d'être assez sereins même si le débit venait à augmenter. Les deux autres puits sont moins exposés mais les cascades donnent une ambiance qu'on rencontre rarement sous terre à si faible profondeur. 

L'escalade de la coulée. Sur la photo de gauche, on devine
l'arrivée de la galerie venant des puits, juste au-dessus du personnage.

Notre premier objectif est l'escalade de la coulée en amont du premier grand toboggan. Serge s'en charge avec brio malgré les difficultés pour poser des ancrages. Au-dessus, il y a bien une galerie mais contrairement à ce que nous supposions, elle se dirige vers l'ouest et sa morphologie laisse supposer qu'il s'agit d'un aval. 

Dans la galerie au-dessus de l'escalade, un beau contact entre brèche et calcaire massif.



Dans le grand Toboggan.

Nous progressons d'une cinquantaine de mètres, descendons un petit puits de 5 m et notre première s'arrête là, sur un colmatage complet du conduit.

 Dans la galerie de l'escalade.

Comme il nous reste un peu de temps, nous gagnons le fond pour essayer de trouver une suite. Il y a bien sûr une escalade à faire, mais vu l'heure nous n'avons plus beaucoup de temps. Nous descendons un petit puits, au fond du méandre et après avoir agrandi une étroiture, Serge reconnaît un étroit conduit où coule un affluent avec un peu d'air. 


 Dans le second toboggan, glaiseux à souhait.
Mais il est trop tard. Nous remontons en améliorant certains équipements et arrivés aux puits nous constatons que le débit a un peu augmenté. Ce n'est pas encore la douche, mais le brumisateur est réglé sur sa position maximum.

Patrick

4 commentaires:

  1. Si je comprend bien, lors des orages ou des grandes périodes de pluie, il faudra se méfier.
    Un grand bravo aux "sardines".

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  2. Oui, il faut rester vigilant et il sera nécessaire d’améliorer encore l'équipement. Mais le mieux est de s'abstenir d'y aller lorsqu'il y a des risques de crue.

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  3. Apparemment vous avez délaissé l'actif principal au profit des galeries fossiles. Es-ce que celui-ci est pénétrable, à l'étiage bien sûr?
    Concernant le courant d'air?
    Très belle découverte, belles photos, de la boue et une douche pour se laver à la remontée, un plaisir que je partage par la lecture du blog.
    Continuez.
    Bernard.

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    1. Merci Bernard, l'actif principal est assez étroit et humide. Ce n'est pas gagné de ce côté. Quant au courant d'air, difficile à dire car les dernières sorties se sont déroulées avec une météo peu favorable et la cavité était presqu'a l'équilibre. Il reste bien sûr des choses à voir, mais les remplissages importants visibles tout au long de la cavité constituent les principaux obstacles.

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