mercredi 3 juin 2020

Sousbet, la suite....

C’est en ce lundi 1er juin que je fais ma reprise en spéléo. Nous sommes 3 à nous rejoindre sur St Pé : Jean, Patrick et moi. Nous nous acheminons au pied du montagnon de la Pale pour attaquer une petite marche d’approche de 15 min qui nous mène à une belle désobstruction marquée LP-092. Jean est « flambant neuf », très propre sur lui pour pénétrer dans cette cavité toute fraîchement inventée (merci aux désobeurs !). Dehors, il fait lourd alors que la fraîcheur de l’inconnu nous appelle…
Jean présente la dernière collection Sousbet.
Cet été, le rouge et le noir seront à l'honneur...

Le courant d’air est là, nous atteignons tout de suite une diaclase par un beau P13. Dans une jolie salle, un passage bas assez original nous mène à une petite rivière dans un méandre à petite dimension. Tout ça me remet tout de suite dans le « bain », car ces passages plutôt « maigres » sont en plus bien accrocheurs. Quelques bassins permettent de se rafraîchir un peu et là, une belle étroiture le long d’une colonne me remet les idées claires… les sensations reviennent  : « comment gérer ma foutue carcasse ! ».


Après un joli bassin, nous arrivons à la zone de puits. J’attaque le rééquipement pour mettre un peu plus la ligne existante hors crue et en profiter pour poser du rainox (spit inox) bien adapté dans ces puits humides et très déchiquetés. A l’équipement, j’ai bien du mal à retrouver mes marques… c’est laborieux, mais bon j’essaie de gagner du temps en rendant les maillons vraiment « rapides » !

Les premiers petits puits
 Le P.6 suivi aussitôt du P.5. Les deux peuvent être arrosés.

Après ce joli enchaînement de puits (P6, P5, P7 et P11) c’est l’inconnu… nous décidons de ne pas continuer dans l’actif mais de prendre un petit passage bas qui nous mène à une petite salle. Après un petit puits de 5 m et quelques reptations méandreuses, nous passons au-dessus d’une bassine.

 A partir de -60 m, le conduit fossile prend de l'ampleur au détriment de l'actif, plus récent, qui disparaît dans des conduits étroits. Jean équipe un petit puits de 5 m.

La suite est magique : un court ramping avec de belles concrétions blanches, Patrick fait péter les vocales et là on hallucine : une salle ? Nous nous retrouvons tous les 3 allongés (passage du bon, de la brute et du truand), la tête sortant devant ce vide qui n’est pas une salle mais une galerie (6 x 5) ! Nous arrivons donc d’un ancien affluent ?


Derrière ce soupirail, on devine une belle galerie avec amont et aval.

 Jean nous équipe ça rapidement, en bas de ce puits il y a un amont et un aval… nous décidons de descendre et de laisser l’amont pour les prochains explorateurs. Jean équipe le toboggan en démarrant d’un champignon (stalagmite). 

 Le Grand Toboggan en aval de la confluence (-75 m)

Puis un petit conduit bien argileux nous mène une salle de petite dimension, puis une 2ème… il est quand même 14h, donc une petite pause casse croûte s’impose ! 


Petit passage bas entre les deux salles argileuses

Après un petit café, nous sommes devant plusieurs possibilités : ressaut boueux à droite, à gauche ou au milieu ? Je choisis celui de droite mais finalement tout ça se rejoint en bas ! Ça part un peu dans tous les sens, donc après avoir crapahuté et vu les différents départs possibles, nous remontons tranquillement, Patrick lève la topographie…

Au sommet du second toboggan. Le conduit spacieux se divise un peu plus bas (-90 m)

Nous ressortons à 18h, un orage à du péter pendant notre explo… la journée était excellente, que rêver de mieux pour une reprise !

Le méandre plonge jusqu'à -107 m.

Après report topo, la grotte de Sousbet totalise un  développement de 510 m pour une profondeur de 107 m.
 
CR de Tot
Photos de Patrick et Tot

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