samedi 29 février 2020

Au Sousbet, c’est pas si bête…


Samedi 29 février, nous sommes 6, Bubu, Jean Claude, Philippe, PMA, Jean Luc et Alain M, à retourner, sous l’impulsion de Bubu, au chantier de désob du Sousbet.

Tout d’abord, ce jour est exceptionnel, personne de l’équipe, malgré nos grands âges, a fait de la spéléo un samedi 29 février, le précédent samedi remontant à 1972. C’est donc exceptionnel et il va certainement se passer de grandes chose cette journée.

Rendez vous devant chez Jean Claude à 9 heures, tout le monde est à l’heure et c’est parti, 2 petits kilomètres de voiture puis 20 minutes de marche.

Des bourrasques d’air chaud nous fouettent le visage, on se croirait revenu à Xynthia, c’était il y a 10 ans.
D’ailleurs des arbres sont encore tombés le long du sentier mais c’était il y a quelques semaines.

Nous arrivons au trou, il exhale une chaude haleine bien humide.
Jean Claude, prévoyant, met de la belle mousse sèche sur le sol afin de nous préserver de l’humidité. Ce sera pratique mais comme le courant d’air va s’inverser, rapidement les parois vont s’assécher.
Le travail commence, perfo, paillage, seaux, marteaux, burins et encore et encore.

Nous sommes arrivés sur un puits, on en voit le fond à 2,5 mètres et petit à petit on descend.
On progresse, PMA enfin se pose comme il dit mais il faut faire du confort pour pouvoir remonter les gravats.

A 13 heures, pause casse-croûte, c’est l’ambiance habituelle, on est bien, c'est toujours un bon moment de la sortie.

On reprend rapidement, le temps semble changer et la pluie est annoncée.

Encore deux paillages et là on se pose correctement, les blocs sont en premier remontés puis certains tombent dans l’inconnu, avec un joli fracas et un écho qui ne laisse pas indifférents tous les présents. C'est sûr, ça va passer.
Encore deux paillages, cette fois à l’horizontale et le vide apparaît, joli, mystérieux.
Il est déjà 16h30, dehors la pluie s’est mise à tomber, on a hissé la bâche, c’est une nouvelle fois le déluge.
On insiste quand même, le burineur et la dernière batterie font des prouesses et enfin un passage humain se dégage. Oh, pas très large, en plus il faut y passer les pieds les premiers, derrière c’est l’inconnu, le vide, le noir...

PMA s’y engage, ougne un peu, franchi l’obstacle mais se retrouve quasi les pieds dans le vide, sur un sol concrétionné et glissant.
Oups, il faut se retenir, il faut une corde, le coup de Scurion vite donné révèle un puits asses vaste, certainement 7 à 8 mètres de profondeur. Il ne s’agit pas d’y glisser.

Il essaye de remonter urgemment, chose qui n’est pas vraiment aisé dans l’autre sens.
Je lui donne la main, il se concentre et petit à petit son corps réapparaît devant moi, à mes pieds.
Il souffle, se reconcentre, déguste l’instant présent.

Une corde aurait été nécessaire et un autre paillage aussi.
Nous remontons, dehors la pluie redouble, cette fois il faut décamper.

Mais quelle sortie, une nouvelle fois la persévérance a payé.
Arrêt sur rien, affaire à suivre, on se sent bien, le moral est au beau fixe, pas comme le temps.

Alain M

5 commentaires:

  1. Le travail paye !!! Félicitation

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  2. Ça continue ! Ça continue ! Ça continue ! Ça continue ! Ça continue ! Ça continue ! Ça continue ! Ça continue ! Ça continue ! Ça continue ! Ça continue ! Ça continue ! Ça continue ! Ça continue ! ....

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  3. et ça continue ,encore et encore...
    Bravo l'équipe.

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