vendredi 1 novembre 2019

Heureusement, le vierge était au rendez-vous



Jeudi 31 octobre, Caro, Sandrine L, Jean Claude, Pascal, Philippe, Marc C, Bruno, Serge, Alain D et Alain M.

Nous étions 10 ce jeudi matin à 9 heures, devant le monastère, malgré la pluie qui tombait depuis le milieu de la nuit.
L'objectif concocté par jean Claude était attirant et il n'y a pas eu de défection.
la montée à Pla de Bers se fait à la faveur d'une éclaircie qui durera une petite heure.
Arrivé au croisement, le déluge nous attend et nous accompagnera jusqu'à l'entrée des cavités.
 
Nous arrivons sur zone et immédiatement nous installons une bâche que nous avons prise par précaution.
La pluie redouble, le terrain est en pente, mais pourquoi sommes nous là ?

Nous sommes vite équipés et direction la première cavité, le "Méandre du Puntou de las Crampes". Pour simplifier, on le nommera le D 9.
Tout le monde va y loger, nous serons bien à l'abri.
Le début est un joli ramping sur de la terre sèche, d'une vingtaine de mètres. Les habitantes y sont nombreuses, avec 8 pattes et les cris de Caro qui passe en première.
Nous arrivons dans une petite salle, une première suite est le méandre qui continu, un amont, avec une forme caractéristique de trou de serrure.
Les 20 premiers mètres sont franchissables par tous mais un resserrement limite l’accès de la partie suivante aux limandes et heureusement il y en a plusieurs.
Nous les laissons partir, à la voix on les entend puis plus rien. Une trentaine de mètres seront reconnus mais le gabarit diminue de plus en plus et il sera impossible d'aller plus loin. La forme est labyrinthique pour corser la progression.
Au bas de la salle, un départ en puits.
Une descente en toboggan sur 3 mètres, on tourne à gauche en ramping, encore 6 mètres, pas très larges mais praticable et on arrive au-dessus d'un puits.
Les plus fins le descendent et tombent sur une salle "grandiose" avec un lac et un bruit de cascade.
Arrêt sur petite étroiture.
Tout le monde remonte, il est temps de casser la croûte et de goutter au Moussu trouvé à l'entrée de la grotte.
Il pleut toujours.
Après ce casse-croûte humide, nous faisons 2 équipes.
Une qui poursuit l'explo de la première cavité, l'autre ira explorer le "Puts du Puntous de las Crampes"

Dans la première cavité nous élargissons la tête de puits afin que tout le monde puisse passer. Une équipe en arrière tire la topo.
Le puits est redescendu, effectivement c'est vaste mais hormis un palier à -7, il donne directement sur des vasques semblant très profonde. Il faut traverser en opposition pour atteindre un méandre sur une trentaine de mètres. Hélas, il se termine, repris par le concrétionnement.
Au palier de - 7 nous réalisons une nouvelle désobstruction et arrivons sur un autre méandre. C'est un amont et une cascade arrive dans le haut. Le ruisselet se perd ensuite dans une étroiture et va certainement alimenter les vasques au bas du puits.
Marc, stoïque, remonte en escalade sous la cascade et nous rejoint par une lucarne dans le puits. Un shunt !
A priori c'est terminé pour aujourd'hui, nous déséquipons, il est déjà 17 heures et la nuit arrive vite. Heureusement la pluie a cessé.
La topographie donnera un développement de 99 mètres, pour une profondeur de +4 et -21 mètres.

 
Deuxième équipe : 
Après manger ils sont quatre à repartir au trou des neuf. Ce sera suffisant pour continuer et à 5 on va voir les autres trous repérés par Jean-Claude. On commence par une belle grotte avec une vasque dès l'entrée. Une escalade permet d'atteindre une galerie très concrétionnée. Tiens, l'escalade est équipée d’une échelle en bois. Martel ou Abadie seraient déjà venu ici ? Non, tout simplement Jean Claude monté dans la semaine et qui a construit une échelle de 4 barreaux en bois de hêtre. La galerie tombe rapidement dans un joli puits d'une dizaine de mètres. Caro équipe et on la rejoint rapidement. Malheureusement, tout est bouché par le concrétionnement ou se termine sur de petits méandres impénétrables. On fouille bien le fond, les parois, mais c'est fini pour ce joli trou.

On ressort et on va voir le puits un peu au-dessus. Au passage on repère un départ qui donne rapidement sur du gros mais il faudra négocier le départ ! Le puits est une belle entrée de 5 mètres de profondeur. Rapidement équipé sur amarrage naturel, Caro et Serge fouillent le fond, trouvent un passage étroit dans les éboulis qui donne dans une petite salle de 3 par 5 mais sans issue, sans air, ici aussi c'est fini. Il pleut toujours, on redescend rejoindre Sandrine au bivouac ! Au passage, on retrouve un trou déjà vue et descendu par Alain D. Caro, toujours elle et décidément déchaînée, le redescend pour vérifier. Mais après le petit puits d'entrée et la belle salle qui fait suite, il faut se rendre à l'évidence, Alain avait raison, c'est terminé. On rejoint l’abri bien rustique mais Oh combien utile aujourd'hui. On fait les sacs, la nuit tombe vite et à 4 on commence la descente et le passage des dalles glissantes sous la pluie. 



Le film de Jean Claude, cliquez Ici

Alain M et Bubu

Photo AM et Philippe J

5 commentaires:

  1. Très chouette journée malgré une météo peu favorable. On a rigolé, on a exploré, on a transpiré, on s'est mouillé, une belle amitié et de belles cavités.

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  2. Oui j'approuve y'avait tout ça ! Et on est ressortis bien crados !

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  3. Une magnifique journée ! Comme quoi... des copains, des trous, une belle forêt et un peu de pinard. C est le secret du bonheur....

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  4. Et dans ce trou, j'y retournerai c'est sûr !

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    1. En période de grande sécheresse, les vasques seront peut être vides ?

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