vendredi 5 mai 2017

Au Pan de la Mine

Jeudi 04 mai 2017 :
La neige ayant cette fois quitté pour de bon les pelouses du Pic de la Peyrie (64), nous décidons de retourner au Pan de la Mine (Jean-Claude, Serge, Sandrine et Patrick). Dans ce gouffre ouvert après désobstruction de l'entrée et de plusieurs passages étroits, nous nous étions arrêtés avant l'hiver sur un nouveau rétrécissement précédant un puits d'une dizaine de mètres. Le temps, assez dégagé, et la température plutôt clémente permettent au courant d'air d'avoir son régime estival c'est à dire aspirant. Avant d'aller au fond et de remettre les cordes en place, nous procédons à quelques mises au gabarit des premières têtes de puits. Ceci fait, nous réequipons le gouffre mais à -20 m nous avons la surprise d'être bloqués par deux grosses dalles au sommet du dernier puits (11 m). Visiblement, celles-ci reposant sur un talus argileux que nous avions entamé pour agrandir le passage, ont gentiment glissé sur ce dernier, murant purement et simplement la suite. Des écoulements ont probablement favorisé ce travail de sape. Heureusement les dalles ne sont pas très épaisses et se cassent bien. La gravité fera le reste. Il n'empêche que cela ne nous rassure pas beaucoup car d'autres blocs semblent être dans la même situation. Hésitations, on les fait tomber ou on considère qu'ils tiennent ? Nous les caressons doucement avec la massette, mais visiblement ils semblent bien coincés donc nous ne préférons ne pas déstabiliser l'édifice. 

 Désobstruction à -49 m
Au bas, nous parvenons à notre terminus et là aussi nous hésitons un moment sur l'itinéraire à prendre. Le puits que nous voulons descendre s'ouvre sous un énorme bloc pyramidal dont on ne sait pas bien sur quoi il repose. Finalement Serge parvient à ouvrir un passage qui semble assez sécurisé. Le puits mesure 12 m et s'enfonce dans la fracture bien marquée que nous suivons depuis l'entrée. Au bas, nous retrouvons les déblais de la désobstruction qui ont partiellement bouché la suite. Celle-ci s'ouvre à nos pieds et donne sur un puits d'une vingtaine de mètres. Après désobstruction, un passage est ouvert et Sandrine s'engage dans le puits. 

 Le sommet du dernier puits après les premiers travaux.

Mais la corde manque et elle s'arrête à une dizaine de mètres du fond. Visiblement c'est plus grand et le courant d'air semble l'accompagner. Serge lui emboîte le pas pour nettoyer quelques passages ébouleux puis nous remontons en dressant la topo.
Le report donne une profondeur de -49 m au sommet du dernier puits. Le gouffre, creusé le long d'une belle fracture N-S s'enfonce dans le massif en suivant le pendage (env. 45 °). Dans ce secteur rien n'est vraiment connu, le gouffre du Mail (-600 m) est dans un autre compartiment mais ici le potentiel est tout aussi important. Affaire à suivre....


La vidéo de Jean-Claude est en ligne ici.

 Jean-Claude et Patrick

5 commentaires:

  1. A juste titre je vois que le nom c'est transformé en Pan de la mine et non plus en Plan de la mine comme indiqué auparavant par erreur.

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    1. C'était pas une erreur mais un jeu de mots!

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    2. Tu as raison car à priori c'est un bon Plan.

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    3. Quelques souvenirs du "patois de mes parents et grands-parents, "u pan dé saücisse" (un pan de saucisse) voulait dire une longueur de saucisse (qui mesurait entre 15 et 20 cms) que l'on tournait pour la délimiter dans une longueur de boyau et que l'on pendait pour faire sécher.
      Est-ce que le Pan que nous avons exploré vient de cette expression ? Mystère.
      J'espère qu'il faudra énormément de "pan" avant de voir le fond de ce gouffre prometteur.

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    4. Jolie saucisse d'un pan.
      Dommage de la pendre pour la faire sécher.

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