mardi 1 décembre 2015

Le gouffre de Cazet

Mardi 1° décembre 2015
Il fait toujours aussi beau mais dans le fond de la vallée de l'Ouzom, vers Ferrières, ça pince un peu.... C'est dans ce secteur que Jean Claude a encore déniché un petit gouffre, non loin de la sortie d'eau d'Aygue Nègre. Nous montons donc à trois (Jean-Claude, Sandrine et Patrick) pour aller explorer ce gouffre qui ne figure pas dans la base. Nous empruntons le sentier qui mène à la prise d'eau depuis Ferrières, juste après le tunnel. C'est finalement le meilleur accès pour se rendre à la source. Mais ce n'est pas l'objectif du jour et nous le quittons un peu avant. Après nous être faufilés dans les buis, nous parvenons à l'entrée du gouffre de Cazet. 

 L'entrée du gouffre de Cazet (MO-38)

Un arbre en travers facilite l'équipement. La suite est hélas assez classique car il s'agit d'une belle fracture parallèle au versant et qui se pince à chaque extrémité. Le point bas (-22 m) est entièrement colmaté. Comme la journée est à peine entamée nous pensons qu'il serait intéressant de fouiller le secteur en se rapprochant des affleurements calcaires situés au-dessus d'Aygue Nègre. L'idée n'est pas mauvaise, mais la réalisation est moins évidente et nous nous retrouvons assez rapidement à ramper sous les buis. Heureusement, nous retombons sur une vague sente se dirigeant vers le nord. Du coup, le ratissage systématique se transforme en une file indienne ponctuée de l'interrogation classique en spéléo "alors, ça continue ?". Ce cinéma dure un bon moment du moins jusqu'à ce que la sente commence à se diluer dans une forêt de buis plus dense. Nous décidons de rebrousser chemin mais nous nous apercevons qu'à la descente, c'est nettement plus pénible. "Et si on piquait tout droit dans la pente". Je ne sais plus qui a conçu cette idée saugrenue, mais toujours est-il qu'elle fut accueillie comme une délivrance. Sauf qu'à cet endroit la pente est très raide... Pénibles à la montée, les buis devinrent soudain salvateurs, offrant de bonnes prises de main lorsque les pieds avaient du mal à rester au sol. Vers midi nous arrivons enfin à Aygue Nègre sans avoir croisé l'ombre d'un trou. Vaccinés des buis pour un petit moment nous redescendons sagement à la voiture par le sentier de montée.
Patrick

2 commentaires:

  1. Dans les années 80 j'avais descendu un puits d'une vingtaine de mètres au dessus du petit bâtiment du captage. Il avait au moins 100 m en dénivelé depuis le captage. Le trou s'ouvrait pas loin de la crête sud du cirque d'Aygue Negre, mais versant résurgence. Après, on avait goûté comme vous les joies stériles de la prospection dans les buis, mais au retour on était tombés sur un gisement de cèpes. Il avait fallu vider le matos des sacs pour les descendre à la voiture. Le Mass doit pouvoir nous dire l'année. C'était celle où les cèpes poussaient sur les routes.
    Patrick, regarde quand même si le trou ne figure pas dans la base que je t'ai passée.
    Mickey

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    1. Merci Mickey pour l'info. J'ai regardé dans ta base mais à priori, c'est autre chose car le gouffre découvert par Jean-Claude s'ouvre environ 250 m au sud du captage et une quarantaine de mètres plus haut mais encore dans la série marneuse, sous le crétacé. Cela dit, on va essayer de retrouver ton puits, mais peut-être que nous attendrons la période des cèpes pour compenser la punition des buis.
      Patrick

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