dimanche 11 janvier 2015

La stratégie de l'encerclement....

Samedi 11 janvier 2015
Prospection sur Asson (64)
Le départ ce matin n'est pas très matinal. La veille, notre AG s'était un peu éternisée autour d'un sympathique buffet où les discussions allaient bon train. Nous sommes donc 7 ce matin à la carrière d'Asson  (Jean-Claude, Alain M., Joël, Jean-Luc, Jitoine, Sandrine et Patrick). L'objectif est d'aller voir deux gouffres découverts par Jean-Claude du côté des Labasses, sur le versant sud de la Pene de la Hèche. Il fait beau, même un peu chaud pour un mois de janvier. Après 400 m de dénivelé, sur les hauteurs de la Hèche, la vue sur les sommets voisins est superbe, il n'en faut pas plus pour que Jitoine dégaine son énorme appareil et mitraille... Trêve de plaisanterie, il y a des trous à voir... Jean claude en tête, nous suivons un sentier horizontal qui se perd progressivement. Nous descendons ensuite dans un couloir encombré de quelques arbres abattus et c'est sur le flanc de ce dernier que s'ouvre le premier trou. Mais que diable allait faire Jean-Claude dans ce coin paumé ? D'emblée, l'entrée du gouffre nous inspire. Après avoir sécurisé le sommet du puits, nous descendons avec Jean-Luc. Le premier puits (15 m) s'évase rapidement et se poursuit par une coulée glissante menant au sommet d'un méandre plus étroit. 
 
Au bas du P.15, glissade assurée...

Un second cran de 5 m nous amène au fond du méandre qui est toujours occupé par une coulée stalagmitique. C'est un peu la patinoire et nous préférons poursuivre au plafond. Nous équipons un autre petit puits avec notre dernière corde. 

 Jean-Luc au premier terminus de -50 m

C'est à ce moment que Sandrine nous rejoint. La suite est à l'identique, c'est à dire que le méandre continue de plonger dans le pendage par petits ressauts. Sans cette coulée glissante, cela serait sans doute franchissable sans corde. En revenant sur nos pas, on s'aperçoit que c'est le cas pour la partie que nous venons de descendre, aussi nous récupérons la corde du puits précédant. La descente peut alors reprendre. Malheureusement à -66 m, le méandre devient impénétrable. Mais il y a de l'air et cela semble s'élargir un peu à quelques mètres. 

Le méandre vers -60 m

 Nous remontons en faisant la topo. Une fois dehors, il n'est pas nécessaire de beaucoup discuter pour trouver un nom à ce gouffre. Ce sera Charlie et son voisin sera Hebdo. 
Nous filons au second trou. L'entrée a été bien agrandie par le reste de l'équipe. La configuration est un peu la même. Nous replongeons cette-fois ci avec Joël mais 15 m plus bas, nous buttons sur un méandre étroit. Visiblement c'est plus large derrière. Après avoir récupéré le matériel de désobstruction, nous commençons les travaux. Il faut "pailler" et cela permet d'entrevoir la suite, effectivement plus large. Nous terminons la batterie pour rendre le passage plus confortable et ressortons. 


 Joël à l'entrée du méandre de -15 m d'Hebdo.

Dehors une mer de nuage s'est formée. La Bécole est devenue un îlot et Jitoine a ressorti son gros appareil. 
Nous terminerons la descente dans le brouillard et à la nuit tombante.



Quelques remarques sur Charlie et Hebdo : Ces deux cavités s'ouvrent juste au-dessous des marnes de Ste Suzanne, sur le flanc sud du synclinal de la Hèche. Leur situation est donc symétrique à celle du Python ou de la Houssère. Ainsi toutes ces cavités encerclent littéralement  le synclinal dans sa partie supérieure. Nous n'avions rien de connu de ce côté là, ce n'est désormais plus le cas et d'emblée cela nous éclaire un peu plus sur la distribution des écoulements venant de l'est (Isarce, Toupiettes). Bravo Jean-Claude !

Patrick

1 commentaire:

  1. De souvenirs d'ancien, nous sommes sur une zone "oubliée" qui pourrait nous apporter de bonnes surprises.
    Et pour corser le tout , le sentier d'accès est une voie royale!

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