lundi 8 décembre 2014

Le puts de la Houssère (Pene de la Heche)

Dimanche 7 décembre 2014 :
Retour aux gouffres découverts jeudi dernier sur le flanc nord de la pène de la Hèche (sortie du 4/12). Notre petite troupe (Jean Claude, Alain Mass., Etienne, Sandrine et Patrick) ne s'attarde pas trop au parking de la carrière car dans le creux, c'est un peu le frigo. En une demi heure nous sommes au premier gouffre. Pendant que Sandrine équipe le puits nous dissertons sur le nom à donner à ce futur Grand Réseau (il faut y croire). Nous avions bien trouvé une binette dans l'éboulis d'entrée, mais binette ça ne fait pas grand trou. Imaginez un peu si Lépineux s'était appelé Binette... Du coup ça fuse dans tous les sens. Mais au fait, comment ça se dit Binette en patois local ??? Houssère nous répond Jean Claude qui maîtrise totalement la langue. Bon ben ça sera Houssère mais attention, Houssère se prononce HHHHHHoussère en expirant un grand coup. Bref vous prononcez le nom du trou et vous n'avez plus assez de souffle pour le descendre. C'est comme ça à St Pé....

 La doline et au fond, dérrière la fumée, l'entrée du gouffre de la HHHoussère.

Le puits fait finalement 16 m de profondeur mais il est vaste et plutôt bien proportionné. Au bas, un éboulis partiellement couvert de calcite vient buter sur la paroi. Mais juste à côté, une fissure étroite souffle très nettement. La suite est sans doute par là. Mais avant, nous allons voir une autre étroiture qui souffle également. Après quelques travaux, il s'agirait plutôt d'un amont. Aussi nous attaquons la désobstruction de la fissure terminale. Il y a du travail et nos deux batteries n'y suffiront pas.

Désobstruction de l'étroiture à -19 m.

Du coup, nous allons voir le second trou situé 30 m plus haut. Le petit puits est vite rééquipé et au bas, un ressaut incliné et ébouleux nous amène dans un conduit pentu et bas de plafond. Il y a pas mal d'air et ça passe sans trop de problème. A -25 m un ressaut débouche au plafond d'une jolie galerie parcourue par un ruisselet creusé dans un beau calcaire gris. Le sol quant à lui, est couvert de débris marneux. En aval, la progression est vite stoppée par un laminoir incliné strictement impénétrable mais d'où provient tout le courant d'air (-32 m). En amont, nous progressons d'une vingtaine de mètres jusqu'à des étroitures. Donc il n'y a pas grand chose à faire de plus...
Une fois dehors, nous constatons que les marnes de Ste Suzanne affleurent à quelques dizaines de mètres de l'entrée. Nous sommes donc très proches du contact ce qui renforce l'intérêt qu'il y a à fouiller ce secteur.

Nous ne sommes pas les premiers visiteurs. Et dans les remplissages importants qui tapissent le sol tout au long de la descente, plusieurs ossements à déterminer ont été mis à nu par les eaux de ruissellements.


C.R. Patrick

La vidéo de Jean-Claude est sur Youtube

7 commentaires: