dimanche 12 février 2017

Rétro Labasses

Les Labasses et le GSHP, c'est une vieille histoire. Le dernier compte rendu a rappelé d'excellents (!) souvenirs à Jean E. C'était ses débuts avec le club, il allait avoir 18 ans, il était beau comme.....
C'était le 26 octobre 1985. La preuve dans cet extrait de l'écho des Tachous.


Il allait avoir 18 ans....
Les Labasses vues par Jean E: 
Labasses, ma première prospection au GSHP, là où j'ai su ce que Bérézina veut dire.
Fraîchement arrivé au club avec mes presque 18 ans, me voilà participant à une sortie prospection, On va chercher la sortie du TP19 disaient les locomotives du club. Me voilà donc au rendez vous à Arthez d'Asson sous un ciel gris. Là je fais la connaissance de certains que je n'avais pas encore rencontré. Des personnes souriantes, vêtues pour la plupart de vieux survets ou pull déchirés (Décathlon n'existait pas). L'un d'eux, Domi, toujours en train de rire nous annonçant qu'il allait jouer de la trompette là haut. Vrai ou pas j'allais le savoir plus tard.

Nous voilà donc partis plein de motivation, avec dans ma tête cette belle entrée du TP19, puisque pour moi si nous allions là bas c'est qu'elle y était.
Nous avons donc pris un chemin, qui est devenu sentier rive gauche, puis pente boueuse, puis roche glissante, puis …. et merde je ne fais que tomber et la pluie aussi. Mais bon j'entends régulièrement ce Domi qui dit « motivé, motivé ».
Domi et son éternel sourire

Petite pause dans un coin de sous bois, sous buis, qui ressemble à tout le reste, dans un pente ou tu t'assieds et tu attend d'avoir descendu un bon mettre de glissade sur les fesses avant de sortir ta gourde du sac a dos. Et là tu vois un Domi qui sort de son sac une belle mallette de cuir noir dont il sort une trompette à pistons d'un beau cuivre étincelant et nous prédit un beau morceau pour la pause repas, même si la pluie à pris de l'intensité. Là je me dis, c'est un peu particulier comme milieu les spéléos.

Nous voilà repartis au fond de ce ravin et enfin un trou trouvé, une petite entrée qui donne dans une petite salle. Ça fait déjà plus de deux heures que nous avons perdu Domi, mais personne ne s’inquiète. Certains l'appellent, d'autre disent de ne pas insister, qu'il est sourd. Pour un musicien ça m'étonne un peu mais bon, ils ont l'air de la connaître.

Domi à la sortie du TP19
Vers midi pause repas, au fond du ravin à flanc de pente, dans un coin qui ressemble encore à tout le reste, pas de musique, Domi est toujours absent. La pluie est toujours là, il fait un peu froid, et on commence à être bien mouillé, mais les sourires et les plaisanteries sont toujours là, ils ont l'air sympa ces spéléos même si je commence à me dire qu'ils doivent être un peu fêlés.

Sortie du TP30 (Mickey, Dol's Tachou)
Vu le temps qui se complique, tout le monde est unanime pour prendre le chemin du retour (ne pas tenir compte du mot chemin), par la rive droite. Là certains ont émis l’hypothèse de remonter vers les Toupiettes pour redescendre de l'autre coté. Je me demande encore si ce n'était pas la bonne solution. Au bout d'un moment après une alternance de position debout et couché sur les fesses ou sur le coté, le regretté Michel Dallier émet l'idée de descendre dans le ruisseau, avec sa femme et quelques autres (je pense tous, sauf Domi puisque qu'il manque toujours à l'appel).
Sortie du TP 30
 Nous le suivons. Nous voilà donc à faire du canyoning forcé. Nous sommes trempe et heureusement nous avons des cordes pour quelques passages. Mais je trouve que c'est un peu risqué en certains endroits, mais bon ailleurs ce n'était pas mieux et puis nous n'avons qu'une envie, c'est de regagner la voiture. Je me dis si tu te tues ici, personne ne retrouvera ton corps et puis ces gars là que je connais tout juste n'ont pas l'air de s'inquiéter de la disparition d'un vivant, alors d'un mort..... Mais bon tout le monde à encore le sourire et plaisante, je me sens quand même en sécurité.
 En fin d'après midi nous revoilà aux véhicules avec une impression de revenir de Guyane, le décalage horaire en moins.

Domi est revenu juste avant ou après nous, l'expérience m'a appris par la suite qu'il ne fallait pas s'inquiéter pour lui, un peu comme les chiens de chasse, il retrouve toujours la voiture.

Voilà c'était ma troisième sortie avec le GSHP,  la première : initiation au PH 17 avec une déviation qui pète dans le grand puits  (ça ne rassure pas le néophyte ) , deuxième Dédé Auzimour qui délonge son kit plein de cordes à la sortie du TP 19 et qui se l'échappe dans le puits pour nous passer à coté 90m plus bas (Merci Bubu de m'avoir poussé sur le coté, car moi je n'avais pas compris ce qui se passait). Et la troisième sortie ce P.... de ravin pluvieux des Labasses, que même les sangliers doivent éviter.  Je me suis dis, ces gens là ne sont pas comme les autres, ils doivent être un peu fous, mais ça m'a plu et me voilà encore là 32 ans après.

Mais pour en revenir au Labasses comme à dit le laboureur à ses enfants : « Un trésor est caché dedans. Je ne sais pas l’endroit ; mais un peu de courage vous le fera trouver, vous en viendrez à bout ».


Jean Claude je te félicite du courage que tu as eu pour aller trouver des trous là bas, et Jésus je comprends bien mais très très bien ton calvaire.



2 commentaires:

  1. Merci Jean pour cette sympathique évocation...

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  2. De rien, c'est Bubu qui a voulu que je fasse cette publication suite à un commentaire fait sur facebook. En fait ce n'est pas ma troisième, mais ma première sortie au GSHP, il y a eu des Bérézinas par la suite, mais celle là était bien mémorable.

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