vendredi 16 septembre 2016

Promenons nous dans les bois…

Promenons nous dans les bois… Tant que le Glaude n’y est pas… A. Dole

En ce dimanche (12 septembre) le soleil est de plomb… Ou aller s’aérer quand on a trainaillé dans les draps et qu’il est tard ? A St Pé bien sûr ! Même si c’est l’ouverture de la chasse, on tente les Bois, au plus haut du Bénac !
En route pour le Clot de Belloc, le parking a été pris d’assaut par les chasseurs locaux… Sanglier tu n’as qu’à bien te tenir tapi dans les fourrés impénétrables…
Nous prenons le chemin de l’Isarce… Les rayons transpercent la futaie forestière et nous harcelle de leurs dards infra rouges… T’as rapidement le sentiment de randonner au fond d’une cocotte minute…
J’ai réussi à entrainer Brigitte, nous nous élevons et atteignons rapidement la Perte du Céberi…
A propos, la protection est en ruine et il conviendrait de la reconstruire en plus solide, il me semble que dans le local à St Pé il y aurait de quoi la construire durablement… Un crochet par l’ancienne cabane du Céberi, celle qui accueillit l’ermite DUHOURCAU de Lestelle dans les années 80-90 et que nous avions, suite à sa disparition, dépolluée…
Tiens, il y a eu une pousse… Un cèpe a réchappé à la pourriture, il termine dans mon sac…
S’enchaine la montée au Nabailhs, la zone des Marnes de Ste Suzanne en général boueuse… La fontaine où nous avions l’habitude de nous désaltérer du « temps des Toupiettes » ne coule plus… Heureusement nous avons bonne provision de liquide dans les sacs…
Nous entendons les chiens du coté du Trébes (pour les St Péen) ou Bréquetto (pour les Béarnais), noté Pic du Céberi (891m) sur la carte IGN !
Ils ont sans doute piégé un sanglier, les chasseurs ne seront donc pas où nous projetons d’aller..
Arrive la montée des Liets, et le « bon » calcaire Jurassique du Kimméridgien super glissant, même à peine humide, un véritable brise cheville !…
A 900m c’est Bérouède Debat au replat des Boutils, puis la montée reprend dans le champ de Bérouède Dessus, conquis par la pression forestière qui l’asphyxie peu à peu…
Depuis des décennies, ce coin n’a plus vu le bétail qui y paissait paisiblement…
Enfin terme de l’ascension Bérouède dé Haut vers 1100m, on casse croute au bord de la Grotte découverte par l’Abbé (Abadie), son petit paradis secret où l’excentrique pullule…

La Grotte / Gouffre de Bérouère TP42

La rando se poursuit sur un ancien chemin de charbonnier à courbe de niveau (Foye centenaire en place) qui n’atteint plus les Malhourquets… Mais que nous ne tardons pas à les rejoindre… Une cabane git dans ce mauvais col élevé (traduction de Malhourquet) Sur le rocher je trouve enfin la croix séculaire gravée profondément… 

  La croix gravée

Elle est notée sur le cadastre Napoléonien de 1826 mais doit certainement remonter au Moyen Age, vers 1281 quand la forêt de Très Crouts sur le territoire d’Asson fut donné à St Pé… Il a donc fallu baliser la nouvelle frontière, d’autant plus que St Pé venait de passer sous pavillon Bigourdan… D’ailleurs à coté, au pied d’un rocher est gravé une borne numérotée… 

                                                 Il faut de bons yeux mais c'est bien 361

Lorsqu’à la Révolution, Très Crouts fut confisquée aux St Péen par l’Etat, sous Napoléon, le Béarnais : le Général Bernadote, conservateur des Eaux et Forêts l’annexe le 21 décembre 1808. Apres des années de procés, un jugement de Salomon fut prononcé…
C ’est ainsi que la forêt fut déclarée « Domaniale » en indivis entre les St Péens et l’Etat !
Les St Péens pouvaient en retrouver l’usage mais L’ONF s’en réservait l’administration et balisa son périmètre, une borne N°361 est gravée dans le rocher… Il y en a 485 !


Les restes de la Cabane des Malhourquets, au fond le rocher où est gravée la croix

Puis, nous redescendons vers le Camou, un ancien champ niché en pleine forêt, là où Jean Claude m’avait indiqué une cabane…

Elle est aujourd’hui noyée dans une luxuriante verdure, sans GPS il vous sera difficile de la dénicher

Au passage je prospecte et trouve un gouffre étroit non marqué d’environ 10m de profondeur… Nous poursuivons notre périple en sous bois vers le Pélat… J’y découvre une fissure masquée par les feuilles, je gratte et aussitôt se dégage un bon courant d’air aspirant…
Au dessus du Pélat je croque la Cabane qui a certainement servie aux charbonniers (vue les traces de foyes). 
La Borne 360 vue de près et que l'on distingue sur la photo au dessus de la cabane

Puis tout droit dans la pente (en zig zag pour la propect), 200m plus bas c’est le contact avec le chemin des Charbonnier qui relie les Grottes de Bétharram au Carrès de St Pé…

Dans le talweg boueux (contact des Marnes de Ste Suzanne) un Tos et une bauge toute fraiche de sanglier… Ils ne sont pas venus le déranger, il faut dire que l’on est encore à St Pé et nos chasseurs sont Assonais…
Respect de la « frontière oblige » !

Le Tos (abreuvoir) et la bauge.

Presqu’à la fin du chemin au dessus de Monjouste, un autre trou, mais là… Prudence, on est à l’aplomb des grottes de Bétharram !
Toutes les stations et cavités ont été pointées… La base s’enrichit et on aura de quoi faire pour cette fin d’année…

Enfin quelques trous que le CDMDMDSP n’avait pas encore trouvé !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire