lundi 8 septembre 2014

CL16, la fin...

Samedi 6 septembre 2014

Participants (Serge, Etienne, Patrick et Sandrine)
C'est l'été Indien et c'est le temps idéal pour aller sur les hauteurs du massif. Nous remontons donc au CL16 pour désobstruer la branche de -45 m. Nous passons par le Bergons et Serge, quant à lui, préfère s'échauffer un peu en partant de St Pé. Nous nous retrouvons tous vers 10 h à l'entrée du trou qui aspire toujours autant. 

Le courant d'air aspirant à l'entrée du CL16. C'est à peu près la même chose à l'entrée du CL 18.

A - 45 m, le chantier est un peu besogneux car l'interstrate, presque verticale, est très étroite et il est difficile de manier les grandes mèches. Nous nous relayons pour "pailler" et finalement nous parvenons à passer en début d'après midi.

Serge dans la trémie de -45 m.


 L'interstrate où file le courant d'air. Ici, la désobstruction n'est pas très simple.

 Derrière l'étroiture nous débouchons sur un drain parallèle, juste au bord d'un joli puits de 5 m. Celui-ci débouche dans une belle galerie toujours très pentue et encombrée de gros blocs effondrés. Ce n'est guère rassurant car au plafond, une strate de près d'un mètre d'épaisseur est en train de se décoller et cela sur plusieurs mètres de longueur. Les fissures récentes et la concavité de la dalle indiquent clairement qu'il n'y en n'a plus pour très longtemps avant qu'elle ne dégringole. Nous pensons donc tous au grondement que nous avions entendu lors de notre dernière visite et c'est avec délicatesse que nous équipons le ressaut suivant, les yeux rivés au plafond.
Le petit puits derrière l'étroiture. Alors ???

La photo est un peu floue, mais elle donne une bonne idée du paysage souterrain. 
Les différentes trémies rencontrées dans le trou sont presque toutes dues à l’effondrement des states, comme c'est le cas ici.

 A - 70 m une nouvelle étroiture s'ouvrant sur un petit puits doit être paillée. Nous n'avons plus de corde alors nous déséquipons le ressaut précédant, rassemblons les sangles, les longes et les bouts de dyneema pour constituer une vague assurance. Cinq mètres plus bas nous voici à nouveau dans un beau conduit, mais à -79 m, les éboulis colmatent complètement la suite. Le courant d'air tournoie dans la salle et semble se perdre au travers des blocs, mais là, il n'y a pas grand chose à faire. Quelques petits affluents remontent en direction du CL18 mais ils s'arrêtent rapidement sur des trémies ou des passages impénétrables. Pour nous, c'est la fin du CL 16 aussi nous remontons en déséquipant le trou et en dressant la topo. Dehors le temps est toujours au beau fixe. La prochaine fois, nous irons vérifier le fond du CL 18 mais vu la proximité nous n'y croyons plus trop.
La galerie découverte à -70 m. Le courant d'air disparaît dans les blocs...

 Serge nous abandonne, il a encore 2 bonnes heures de descente. De notre côté, nous passons à la cabane d'Espadres qui menace sérieusement de s'effondrer (décidément c'est la journée!). Nous sauvons un matelas et quelques affaires que nous rapatrions à la cabane du Yerse où nous comptons dormir avec Alain et Brigitte qui doivent nous rejoindre dans la soirée. Ceux-ci arrivent à la nuit tombante et comme la cabane est déjà occupée nous aurons une nuit un peu agitée...

 La cabane du Yerse

Dimanche 7 septembre

Nous profitons du beau temps pour aller faire une prospection vers la croix des Artigous et sous l'Estibette. Nous fouillons surtout la partie basse, à la limite de la forêt, réservant le reste à une prochaine sortie avec Mickey qui doit nous indiquer des trous. 

Petite vue sur le massif depuis les pentes qui remontent vers l'Estibette.

L'empreinte des glaciers.

 Alain est aux anges car il répertorie de nouvelles cabanes. Nous trouvons un trou souffleur qu'Etienne explore jusqu'à -3 m (!). En début d'après-midi, les premiers nuages noirs pointent au-dessus des crêtes. Nous battons en retraite car il nous reste du chemin à parcourir. L'orage nous rattrapera au col d'Andorre...

Le petit trou souffleur découvert par Sandrine s'ouvre dans la pente à la limite des marnes.
Ici les couches sont presque verticales. 

c.r. Patrick

2 commentaires:

  1. Impressionnantes ces strates et... un peu flippant ! Des fois il vaut mieux qu'il n'y ait pas de suite...

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