samedi 29 avril 2017

La grotte des Castets, ça baigne !

Jeudi 27 avril 2017

Il est 10h ce matin là quand je reviens sur les lieux de mon forfait initial (rien à voir avec la téléphonie, cf. CR du 20 avril) : je retourne voir les Castets, mais en mode billet premium, visite totale!
Cette fois-ci j'ai bien lu la topo dans speleoc N°74 et tenté de déchiffrer la coupe tiré de Karsteau. Bon on verra bien sur place...
Je laisse ma voiture à la station de pompage de Sep. Je me dirige ensuite vers l'ancien camp de jeunesse érigé en 1941, sur l'autre rive de la Génie. Une fois la doline de la grotte trouvée, l'entrée est toujours là avec la même végétation luxuriante que la semaine dernière. Fait nouveau : point de soleil et ciel bleu, mais quelques averses ont tout arrosé ! L'entrée n'en est qu'améliorée : boue ++ et mousse ++... 
Pas de surprise comme la semaine dernière, pour l'entrée, il faut ramper, se contorsionner pour atteindre la tête de puits. Et là c'est vraiment petit... Impossible d'être là à plus de 2.
J'équipe le P11 avec 1 mickey puis dans la descente 1 déviation, je fais la descente plus tranquillement que la fois dernière pour tout observer et me voici au fond. La suite, c'est donc le passage bien étroit du début d'un long boyau...
Mais pourquoi je ne songe pas à me débarrasser de mon baudrier + un kit avec une C20 ? J'entraîne tout ça avec moi !
Ce boyau est donné pour 30 m. Il me faudra 1/2h environ pour le passer, dont 10 min au beau milieu, coincé au passage le plus étroit. Rien à faire, pour passer, je décide de me "déshabiller" en retirant mon baudrier et tout son équipement, le tout dans une position fort inconfortable, puisque complètement allongé, la tête touchant le plafond...
Au bout du boyau, le ressaut de 5m (plus facile sur le plan que dans la réalité) et j'atteint la rivière. Il y a un beau débit et la musique de l'eau sur les pierre, amplifiée par la caisse de résonance de la galerie, donnent à cet endroit une empreinte sonore et visuelle sympathique.
Le reste de la visite est plus classique. Je gagne le siphon amont, puis le siphon aval, mais sans passer par le baigne-cul... ou alors c'était plutôt le baigne-cul, mais alors bien rempli infranchissable? Je parcours également l'affluent et toutes les cheminées et recoins que je trouve. Cette grotte est vraiment très grande et il faudra que j'y revienne, pour faire la partie après l'affluent. Mais aujourd'hui j'ai pas l'temps, cet après-midi, je travaille ! 
Je ressors par le même boyau qu'à l'aller mais beaucoup plus rapidement. Donc pas de baignade pour moi, ouf ! 
Mais j'ai poussé, traîné, porté mon kit de partout...pour rien !
Par ailleurs, j'ignore si un passage humain est possible de la base du puits jusqu'à la rivière directement, permettant d'éviter le boyau.
Accompagné d'un connaisseur la prochaine fois, ce serait mieux !

Il est l'heure que je rentre, sinon mon restaurant préféré va fermer !
A midi trente je suis à ma voiture !


Un petit film de ma sortie ICI

Marc

3 commentaires:

  1. Sympa ton compte rendu.
    A part l'entrée pas très large, je n'ai jamais rencontré d'étroitures dans ce trou où je faisais de l'encadrement il y a bientôt 40 ans! Tu as du rater le passage un peu avant la base du puits.

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    1. J'ai lu depuis qu'en pendulant avant la base du puits on rejoint un passage.
      Mais sinon, le passage du boyau (cf. speleoc) est le passage historique et même en taille mannequin, avec le matos sur soi, c'est dur ! Enfin pour moi !
      Parfois je regrette de ne pas avoir été ici il y a 40 ans, j'aurais pu passer ici tranquillou et faire autre chose désormais ! ;)

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  2. Salut Marc
    Tu as pris au bas du puits le passage le plus évidement,c'est à dire le boyau... Une étroiture qui lorsque j'étais plus svelte m'obligeait d'enlever le casque... Alors en plus en trainant un kit, c'est du masochisme !
    En fait, à la base du puis face à la paroi (étroiture dans le dos), à main droite il y a un départ, une galerie courte qui semble buter sur un mur... Mais à tes pied en se glissant sous un bloc, on passe à quatre pattes et cela se redresse même en descendant au ruisseau...
    Quan a l'affluent, le seul que je connaisse est après le baigne cul, à gauche et en remontant dans la fracture on trouve le supérieur et la nouvelle suite... Qui d'ailleurs serait à reprendre avec un œil neuf, vue que les Moustalhous sont à 2/300 m... Sais t'on jamais...
    Bravo pour ta progression par le passage historique de l'abbé il y a un peu plus de 70 ans!
    Amicalement
    Alain

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