mardi 15 octobre 2019

Angoustise, Durban, Merdanson et plus si affinités...


Dimanche 13 octobre, Sandrine, Patrick, Jean Claude et Alain.
Rejoint ensuite par Serge, Dominique et Florian.

Ce dimanche, l'objectif se trouve au sommet du Merdanson, un puits signalé à Jean Claude par les chocards du coin et qui à priori serait vierge.

Mais par où passer pour aller en haut de ce sommet qui, bien que pas très haut en altitude, est éloigné de toutes les routes ?

Ce sera en partant des bergeries de Lagouare, un repérage précédent ayant montré que l'on pouvait s'en approcher très près en voiture (4 x4).
Et vers 9 heures 30 nous voici au départ après 10 km de piste pas très mauvaise.

Nous suivons un premier sentier de toute beauté qui nous fait passer au nord du Pic Angoustise. Au passage nous repérons une première cavité sous une vielle tôle. Aucune donnée sur la base Karsteau, il faudra la saisir.
Nous passons ensuite près du Puits Bayle et du L4. A priori ces 2 cavités n'en sont qu'une. Patrick y redescend afin d'en avoir la topographie.
Nous continuons ensuite vers le Durban. La pente se précise et à priori nous avons certainement raté un passage. Il faut naviguer à vue. Cela durera un bon quart d'heure et enfin, ouf, nouveau sentier et c'est reparti. Joli sentier de crête et enfin le Merdanson est en vue. D'ailleurs au sommet il y a des randonneurs.
Nous décidons de pousser jusqu'à la cavité, il est près de 13 heures mais on mangera là-bas.
Il fait beau, la vue sur le massif de St Pé est magnifique, de l'Isarce au Grandquet, la totale.

Après le repas Patrick s'équipe pour descendre le gouffre. Les chocards nous ont accueillis avec de grands cris, ils ont peut-être reconnu Jean Claude.

Le puits mesure 30 m. C'est une belle fracture qui n'est pas sans rappeler celle du Pan de la Mine. Au bas, une fissure impénétrable rejoint un puits de 4 à 5 m mais sans air (désobstruction à faire). A l'opposé de cette fissure une escalade d'une dizaine de mètres le long d'une coulée stalagmitique amène à l'extrémité de la diaclase, mais une lucarne en paroi communique avec un puits parallèle étroit mais ventilé. Par manque de corde, il n'est pas descendu jusqu'au fond. Mais en regardant de plus près la lucarne au sommet du puits, on remarque des éclats de roche pouvant résulter d'une antique désobstruction. Ce ne serait donc pas de la première mais encore une fois, nous n'avons trouvé aucune trace d'exploration dans la bibliographie.
Pendant que Patrick descend le puits, Jean Claude reçoit un message de Serge qui est dans le coin.
Les personnes qui étaient sur le Merdanson à notre arrivée, et bien c'était lui et sa famille.
Ils nous rejoignent, on papote....
Ils sont passés par le vallon du Turounet, là aussi, jolie ballade avec plus de 1000 mètres de dénivelé.
Et au passage d'un col Serge a repéré un nouveau trou, courant d'air aspirant violent, que du bonheur et des explos à venir.

Patrick ressort de la cavité, cela continue mais pas asses de corde pour descendre le dernier puits en sécurité. Et le courant d'air, bien marqué, aspirant. C'est tout bon.

Il faut penser au retour, nous décidons de passer par le sentier de la Portère qui nous mènera au vallon de la Glacère puis retour aux bergeries de Lagouare.
Hélas, même si le sentier est de toute beauté, il nous mène à un point bas à 1180 et les voitures étant garées à 1480, il va falloir remonter 300 mètres sur une distance de 3 kilomètres.

Dans le bas des pelouses nous observons une petite couleuvre. La photo prise permettra d'identifier une Coronelle lisse, relativement difficile à observer. Un cadeau.


Le soleil est là, c'est beau, on prend notre mal en patience et à 17h30 on y sera arrivé mais qu'il fait bon s'asseoir.....

Alain



 Vue sur le massif de St Pé

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