dimanche 30 juin 2019

La Confusion, enfin !...

Samedi 29 juin 2019
Peu de volontaires pour cette nouvelle tentative au gouffre de la Confusion. La grosse chaleur, les ratés successifs et une longue marche d'approche ne sont, certes, pas très vendeurs. Donc c'est à deux que nous partons aux aurores depuis la barrière du Bergons (Sandrine et Patrick). Comme la fois précédente nous avons dormi sur place ce qui nous permet de démarrer un peu avant 7 h. Il fait déjà bien chaud et nous apprécions le fait d'être peu chargé vu que nous avons laissé une bonne partie du matériel au trou. A 9 h nous sommes sous terre et au frais, la canicule n'a plus de prise sur nous. La première étroiture ne résiste pas longtemps et après un bon nettoyage nous pouvons enfin descendre le petit puits qui nous narguait depuis notre venue avec Thomas. 


La descente du P.6 se fait le long d'une coulée de calcite formée par le ruisseau. Ce dépôt clair qui contraste avec le calcaire jurassique sombre est une constante jusqu'au point bas du gouffre.

Haut de 6 mètres, il débouche dans un bel élargissement et se poursuit par un méandre bien formé au fond duquel coule le ruisseau. Il faut à nouveau ressortir le perfo pour élargir le sommet d'un petit ressaut. Derrière cela redevient plus large et un nouveau cran vertical de 3 m est descendu. 

A - 38 m, nouveau petit ressaut concrétionné.


Après une petite salle, les parois se resserrent sur un méandre très découpé. C'est étroit par endroit mais le feuilleté formé par les strates se casse bien à la massette. Il y a toujours de l'air mais curieusement le sens s'est inversé et désormais le trou se met à souffler. Inquiétant ! Nous passons un long moment à agrandir quelques passages assez sévères pour enfin arriver au sommet d'un nouveau puits. Mais le courant d'air semble provenir d'en face. Nous commençons donc par le suivre. Il faut encore jouer de la massette pour progresser d'une dizaine de mètres. La suite est très étroite, mais il y a de l'air. Ce sera pour une autre fois.

Le joli méandre vers -45 m, un peu étroit par endroit.

Après avoir récupéré le perfo au début du méandre nous retournons au puits pour agrandir son sommet qui est impénétrable en l'état. Il ne reste plus qu'une diode sur la batterie, juste de quoi mettre une paille et placer deux goujons. Le puits fait une douzaine de mètres. Au bas nous butons sur un interstrate impénétrable et sans air. Mais sur le côté les cailloux jetés au jugé tombent dans un petit puits de 4 à 5 m mais que nous ne parvenons pas à voir. De toute façon nous n'avons plus de quoi travailler et cela fait plus de 6 h que nous bataillons alors il est temps de ressortir. Nous effectuons la topo avant de retrouver le soleil et la chaleur qu'une petite brise a bien du mal à atténuer. Il nous faut encore 2 h pour regagner la voiture...

Désobstruction à la massette juste avant le P12.

Et la suite me direz-vous ?
Dans ce secteur, c'est la première fois que nous parvenons à passer (un peu...). Le gouffre est bien formé et ici nous n'avons pas rencontré les obstacles classiques des cavités de Toue : éboulis, broyages, décollements etc... Le point bas (-62 m) n'est peut-être pas le plus intéressant en raison de l'absence de courant d'air et même si une petite suite est probable (puits de 4 m ?). Le méandre fossile (-49 m) sera probablement notre prochain objectif mais le sens du courant d'air nous interpelle, donc rien n'est joué, mais quoiqu'il en soit cette découverte encore bien modeste va nous inciter à revoir d'autres cavités de la Toue et du Soum de Moulle. Et pour se motiver un peu, rappelons que les exsurgences supposées s'ouvre 1040 m plus bas, rien que ça !  


Le P.12 menant au point bas (-62 m)

 

Patrick

3 commentaires:

  1. Moi j'y crois à cette cavité car la "confusion" peut être faite... Bravo pour le boulot, la cavité à l'air jolie ! La prochaine fois, je ferais tout pour en être... bon été !

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