Poterie au gouffre de l'Arricaou

Mercredi 3 mai 2023

Lors de notre précédente visite (voir CR), au lendemain de notre AG, nous avions convenu qu'une désobstruction mériterait d'être tentée au fond du gouffre de l'Arricaou. Donc mercredi nous nous retrouvons à 3 à Baudéan (Pascal, Sandrine, Patrick). La météo est presque estivale mais malgré cela, il n'y a pas beaucoup d'air dans le trou. Nous en profitons pour améliorer l'équipement en vue de sorties répétées si le chantier venait à durer. Au fond, ce n'est pas l'enthousiasme car le terminus n'est pas très évident. Le conduit, bouché par de l'argile, est barré par ce qui semble être une grande dalle inclinée qui dépasse du talus et le long de laquelle une étroite fissure laisse passer un léger courant d'air et aujourd'hui, celui-ci est très très léger. Alors que faire ? Briser cette dalle reviendrait à se gazer durablement car le peu de courant d'air est soufflant et risque de stagner un long moment. L'autre solution est de creuser l'argile pour essayer de voir ce qui se passe en profondeur. C'est hasardeux mais nous n'avons pas beaucoup d'autre choix. Heureusement cela se creuse bien et l'argile se détache en blocs gluants que nous nous passons de mains en mains. Quand cela n'est pas possible nous en faisons de grosses boules qui viennent s'entasser dans un recoin de la galerie. Un vrai travail de poterie...

Jeu de boules au fond de l'Arricaou.
Au départ le talus d'argile occupait presque tout le conduit.

Petit à petit la tranchée s'approfondit et quelques blocs noyés dans le remplissage apparaissent. Et puis soudain un petit trou s'ouvre miraculeusement au milieu de ce tas de boue. Celui-ci communique avec le conduit que nous devinions au bas du bloc. Évidemment cela stimule les travaux et la fosse s'approfondit rapidement libérant un passage presque pénétrable. Malheureusement, si nous avons bien dépassé le bouchon d'argile, la suite est loin d'être un boulevard et le conduit étroit va nécessiter encore pas mal de travaux. 

Plaisirs simples : un simple petit trou dans un talus de m....
C'est ça le bonheur des spéléos !

Ici, il n'est plus question de jouer aux boules et maintenant, il faut taper dans le dur. Avec ce courant d'air à peine perceptible ce n'est pas très évident. Aussi, nous quittons le chantier sur le doux bruit de quelques pailles et regagnons la surface couverts de boue. A suivre.

Le P7 à -30 m.

 

Patrick

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