mercredi 26 décembre 2018

Prémices d'une traversée Tranchée-Paybou


Jeudi 20 décembre  Serge et Marc
Changement d'objectif pour une sortie en semaine programmée pour Serge et moi-même : au lieu d'une "fausse classique" très peu fréquentée et un peu serrée dans le Massif de Saint-Pé, nous irons dans une future vraie classique toujours dans le Massif mais un peu plus haut : le Gouffre de la Tranchée. Objectif : préparer l'équipement d'une 1ère traversée Tranchée-Paybou !
Nous nous retrouvons à 10h au Monastère et attaquons vite le sentier traditionnel du Serrat de Peyras vers l'Aülhet.
Serge cavale comme un jeune homme qui n'a pas (lui) un afterwork de la nuit dans les pattes... En 50 minutes nous sommes à la cabane, faisons de l'eau à l'abreuvoir et prenons le sentier du Mesplé. Passé Couret Latté, nous gagnons vite la crête de la Garro. Là nous dévalons le serrat dans un lapiaz avant de bifurquer sur un replat vers la droite sur la courbe de niveau d'une pente bien raide. 
Quelques dizaines de mètres plus loin nous sommes à l'entrée du Gouffre de la Tranchée (BH11). 
Il y a un courant d'air de dingue qui chasse des feuilles sèches vers l'extérieur du trou. 
Nous cassons la croûte rapidement puis Serge part devant à l'équipement.
Tête de puits sur l'arbre d'entrée puis pose d'un fractio dans le 1er puits-tobbogan.
Sa base est déjà envahie d'un énorme tapis de feuilles (du temps où ça aspirait...).
Ce n'est pas loin de là que ce sont arrêtés les explorateurs GSHP de 1982, quelques mètres à peine sous la surface...
Puis par un R2 et un P4, équipé en octobre, nous descendons la 20-aine de mètres de dénivelé
Ensuite équipement du P10, somme des 2 E4 de la topo de 1982 ; Serge rajoute quelques goujons pour une MC et la tête de puits.
Dans le bas du puits Serge accepte de prendre la pose devant les spits posés il y a près de 30 ans pour l'escalader l'E4 dans l'autre sens.

Pliés en 2, accroupis dans le laminoir de l'interstrate nous descendons rapidement jusqu'à atteindre le terminus du SSPPO 1953. Ils eurent beau fouiller, ils ne trouvèrent pas la suite du courant d'air et la désob à réaliser, faite par le GSHP 29 ans plus tard en 1982.

Nous arrivons aux fameuses boîtes de conserve retrouvées il y a déjà un peu plus d'un an lors de l'explo de la Tranchée (voir CR du 12 octobre 2017) et qui ont donné les signes qu'il s'agissait d'un amont du Paybou. 

Non loin c'est le bas du puits P6. Il va falloir l'escalader pour mieux l'équiper et laisser une corde de remontée en fixe.
Tout se passe bien, je passe en premier, assuré par Serge, et en quelques minutes nous sommes tous les 2 en haut. Avec une C10, pose d'une petite MC et de la tête de puits que nous venons d'escalader.
C'est notre dernière corde. Nous cheminons ensuite tranquillement à l'horizontale dans le méandre avant d'atteindre le ressaut d'une cascade calcifiée d'une dizaine de mètres (T10). Mais il faut tout d'abord à nouveau se glisser dans une étroiture (peu sévère) pour la descendre. Serge se marre en pensant aux prochains à passer par là...
Nous poursuivons le méandre qui plonge franchement et atteignons le haut de la cascade de 12m, terminus Abadie 1951. Je suis assez fier ma foi quand Serge dit "Personne n'est jamais venu jusque ici par ce chemin depuis que cette cavité est découverte...". Je repense aux écrits de l'Abbé... Le pauvre homme ne sera jamais revenu dans cette cavité après son explo de 22 heures d'affilé en première. 
Pour nous c'est l'heure du retour ! Tout est prêt désormais pour une traversée dans le sens Tranchée vers Paybou (voire aussi dans l'autre sens le même jour pour une jonction à fêter) !
A 16h nous regagnons le parking du Monastère à Peyras.
Marc

Photos d'explo du 12/10/2017

2 commentaires:

  1. Super
    Je suis très motivé pour y retourner au printemps, sur mes traces près de 37 ans après...
    On pourrait monter une petite coloration pour l'occasion?
    Qui est motivé ? Je monte un dossier ?
    Car il faut dès autorisations...
    Et puis ce serait une sortie festive pour le club et plus d'autres amis avec qui on partage la même passion...
    Il me tarde d'être de la fête...

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  2. Tu sais que je suis partant ! Mais pourquoi attendre le printemps où on risque d'être arrosé dans le cou et glisser sur les pentes des cascadelles ? Ne vaudrait-il mieux pas en février par exemple ?

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