lundi 26 juin 2017

Big River in the Castagnets !

Ce vendredi 23 juin est pluvieux, j'annule ma sortie vers les Picharrots pour me rabattre sous terre. Pas eu le temps de lancer un appel à candidats, c'est donc seul que je prends la direction d'une classique que je ne connais pas : la Grotte/gouffre des Castagnets, topo en poche piochée sur Karsteau.
Une fois la voiture garée près du poste électrique à Marrouat (entre Aris et Escot) et la bonne entrée trouvée au milieu du bois de castagnets (châtaigniers) de la ferme Escot (et pas l'entrée dite "secondaire" sur Karsteau, non indiquée sur la topo et interdite d'accès par son sympathique propriétaire), j'équipe avec une C30 pour le petit puits d'entrée donné P6.
En bas du puits, c'est gadoue, branchages et trinôme crapauds/grenouilles/salamandres...
Finalement je ne regrette pas ma C30 qui me facilite la descente du ressaut, vrai toboggan boueux, jusqu'à la première salle.
Dès le début il y a de belles concrétions, stalactites, fistules et excentriques. C'est assez incroyable d'en découvrir autant et si près de l'entrée.
Je décide de partir directement vers l'Est, objectif le fond de la cavité avec la rivière !
Jusqu'à l'entrée des boyaux, les volumes de cette galerie fossile sont très intéressants ; l'eau a fait ici son œuvre de grignotage pendant des millénaires avant de trouver un autre chemin plus bas.
L'ancienne rivière a laissé après son passage des formes étranges de blocs de roches lessivés pendant du plafond ou émergeant du sol, "pieds d'éléphants" ou "dauphin", ainsi que des tonnes de remplissage sur lequel on chemine aisément, car tout est désormais bien sec.
Parfois j'entends des claquements sourds, comme des objets ou des pierres qui tombent pas trop loin... Seul dans la cavité, je retiens mon souffle, mais je ne croise qu'un immense lombric et des espèces de gros moustiques. Aucune autre présence animale qu'un tas d'os avec son crâne, encore bien conservés.
En cours de route je découvre aussi les fameux oursins des cavernes (cf. sortie des mamans du 4 mai) et des œuvres d'art (en glaise) des précédents visiteurs. Y'a de la recherche pour certaines !
A l'entrée des "boyaux", je dépose mon équipement perso et ma C20.
C'est parti pour un bon moment de ramping !
Ces boyaux sont composés de longues parties vraiment étroites, à genoux ou couchés, et d'autres accroupies ou debout. De temps des méandres périphériques que je visiterai tous (je crois !) viennent agrémenter ou ralentir la progression. Attention à ne pas se perdre ! Sans fil d'Ariane, j'utilise la technique Petit Poucet et ma boussole !
La dernière partie est étonnante, car on descend, on remonte et en partant dans toutes les directions.
1h30 après l'entrée j'arrive (enfin !) in the river, je n'y croyais plus... Bon sang qu'elle est loin !
Son petit débit ne me gâche pas le plaisir de sa couleur et des stalactites qui pendent un peu partout. En chantonnant Big River de Johnny Cash, je remonte son cours jusqu'au bout et arrive au fatal siphon impénétrable.
C'est l'heure d'une petite pause barre de céréales car je n'arrive pas à faire cuire l’œuf trouvé dans le cours d'eau, il restera donc là pour les suivants ! ;)
Le retour est plus rapide, même si certaines étroitures qui passaient crème à l'aller semblent avoir rétréci... L'effet barre de céréales sans doute...
Au retour dans la première salle, j'entreprends la découverte de la suite : un très beau méandre fossile vers l'Ouest qui, équipée en mains courantes (sans doute plus trop utilisées désormais vue que l'entrée secondaire est interdite de l'extérieur), mène jusqu'à l'autre entrée, non topographiée (découverte ou désobstruée après la topo de 1989 ?).
3 heures après mon entrée, je ressors par la doline, assez fatigué je le consens... mais les images de la Big River plein les yeux. Les courbatures seront pour le lendemain.

Je recommande cette cavité, mais seulement si vous appréciez les vers de terre !
A qui d'autre le tour désormais de nous ramener des photos de la small Big River ?

Marc




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