lundi 7 septembre 2015

Un petit nouveau à Yerse

Samedi 5 septembre 2015 : Perte du Yerse (Asson-64)
Nous sommes 5 pour continuer la désobstruction de la perte de Yerse (Alain D., le Mass, Etienne, Sandrine et Patrick). Comme d'habitude nous montons par le Bergons. Au col d'Andorre, nous croisons un alpagiste qui commence à redescendre son troupeau de moutons. Cela sent la fin de l'été et les nuages bas qui ne nous lâcheront pas de la journée renforcent cette sensation. Après un petit détour à la cabane afin de déposer quelques affaires, nous descendons à la perte. Visiblement le ruisseau a bien coulé cet été et a emporté les feuilles que nous avions sorties en juin dernier. Par contre, le courant d'air est très faible (aspirant). Ce n'est pas très bon signe... Nous y travaillons toute la journée. Les deux Alain nous quittent vers 16 h 30 car ils ne dorment pas à la cabane. Vers 18 h 00 nous commençons à deviner la suite derrière un virage à angle droit. Le méandre reste vraiment petit et cette absence de courant d'air ne nous motive pas beaucoup. Aussi, nous décidons d'en rester là pour le moment. Nous protégeons l'entrée avec du grillage afin d'empêcher les feuilles de reboucher le conduit. Et qui sait, avec un peu de chance, lors des crues, le ruisseau peut dégager le bouchon de sédiments qu'on devine un peu plus loin. 
Le soir au refuge, pas besoin de berceuse, après le traditionnel repas au coin du feu, nous filons nous coucher sans demander notre reste...

La cabane de Yerse


Dimanche 6 septembre :
Le temps n'est pas aussi beau que prévu, mais tant pis, nous maintenons notre projet d'aller prospecter dans la combe des Puts puis de longer les crêtes à mi-pente jusqu'au col d'Andorre. Projet bien ambitieux !!!
Nous partons à l'aube encore bien chargés car nous devons traîner tout le matériel de la veille. Au bout de 20 minutes de marche, Étienne trouve un premier trou. A première vue, rien de très transcendant dans ce secteur truffé de lames de lapiaz et de fissures en tout genre. Mais en y regardant de plus près, cela ne ressemble pas vraiment à une fissure, on dirait plutôt un méandre. En plus, il y a du courant d'air qui fait bouger les herbes à l'entrée. 

L'entrée étroite du gouffre du Beaufort

 Nous commençons à déplacer deux ou trois cailloux. Cela semble plus grand derrière. Étienne met sa combine et tente de passer, mais ça coince au niveau des genoux. Sandrine prend le relais et parvient à franchir la chicane. Deux mètres plus bas, elle se rétablit dans un méandre pénétrable. En amont cela se termine rapidement sur de la terre. L'aval est une fissure impénétrable mais 1 mètre plus loin, cela semble s'élargir. Après quelques tentatives de lancer, un caillou finit par passer de l'autre côté de l'obstacle. Celui-ci rebondit une première fois, une quinzaine de mètres plus bas, dans un puits beaucoup plus gros mais sa course ne s'arrête pas là et nous l'entendons chuter nettement plus loin. Trente, quarante mètres, bien difficile à dire. Ce qui est certain, c'est qu'un bon courant d'air aspirant l'accompagne. Comme nous avons ce qu'il faut, nous commençons à agrandir le passage. Cela nous prend la matinée mais il faudra revenir. Nous continuons ensuite notre prospection. Un peu plus haut nous tombons sur un autre puits qui ne figure pas dans la base. 

Petit gouffre "oublié" dans le secteur du Pas de la Grave

Nous remontons ensuite sur les flancs boisés du soum de Conques que nous contournons par l'est. Nous croisons plusieurs trous connus que nous relocalisons au passage. Le temps passe et il n'est plus trop question de rejoindre Andorre à flanc de coteau, ce serait bien trop long. Nous préférons gagner le sommet du soum de Conques pour suivre les crêtes puis redescendre directement à la voiture. Nous y sommes vers 17 h 30, bien calmés....

Au sommet du Soum de Conques


Patrick

6 commentaires:

  1. Bonjour la jeunesse.
    Après des congés bien mérités, la reprise de la prospection sur le massif semble des plus prometteuse. Continuez de nous faire rêver.
    Amitiés à toutes et à tous.

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  2. Salut
    Question : le nom Gouffre du Beaufort vient de la force du vent, de l'odeur du fromage ou uniquement de son découvreur beau et fort ?

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    1. Bon, on va dire que c'est un cocktail des deux dernières propositions....

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    2. Bubu, quand tu es là l'odeur ne vient pas du gouffre !

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    3. Ha Ha Ha ! (c'est mon Triple Ha !)

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