dimanche 5 juillet 2015

L'attaque des fourmis rouges


Samedi 4  juillet, Véro D et Alain M

Malgré la canicule, nous nous décidons vendredi soir à faire une petite sortie le lendemain samedi, peut être seront nous au frais si nous arrivons à passer.
Il s'agit d'une petite désob dans une cavité repérée récemment.
La marche d'approche est heureusement courte car nous sommes bien chargés.
C'est ensuite la désob classique et le « chant » de la massette, des cailloux qui tombent avec la barre à mine et à chaque fois l'espoir de pouvoir passer.
A midi l'étroiture d'entrée rend les armes et après un casse croute bien venu la cavité est déflorée, sur une profondeur de 4 mètres seulement car arrêt sur nouveau passage étroit. Une nouvelle fois, les blocs sont retirés avec les outils et 2 heures après, le passage est ouvert, pas bien large mais suffisant pour descendre 6 mètres de plus.
Plus bas, c'est encore une nouvelle étroiture mais après c'est un peu plus gros. Ce sera pour une prochaine fois. Par contre, il y a un amont à -10 qui rapidement donne lui aussi sur un aval.
Véro l'emprunte et tout à coup m'annonce (je suis resté au dessus de l'étroiture), qu'il y a plein de fourmis rouges qui veulent l'attaquer.

Bizarre bizarre, difficilement croyable à -10, des fourmis rouges ? Plutôt des aphaenops ?
Effectivement, c'est tout une colonie de ces petits coléoptères. Mais ils n'attaquent pas, bien au contraire ils s'éloignent de notre lumière. 

Cette branche amont redonne donc sur un nouvel aval mais là aussi nous sommes arrêtés par une nouvelle étroiture.
Lorsque nous ressortons, la chaleur écrasante de l'après midi nous accueille et il faut vite retourner à la voiture.

Alain M




6 commentaires:

  1. Bon allez rigolez pas, je sais reconnaître un aphaenops d'une fourmis , mais bon vue le nombre, quand ça grouille de partout et même qui grimpent sur mes chaussures et coincé dans l'étroiture je dois avouer que l'idée d'un film d'hitchcock avec une attaque de fourmis rouges des cavernes m'a traversée l'esprit. De ma vie je ne verrais jamais plus autant d'aphaenops c'était fabuleux.
    Quand Alain à commence par déflorer la cavité, je me suis doutée qu'on allait avoir des surprises! mais là je ne m'y attendais vraiment pas ...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu t'rappelles on s'était couché
      Sur un millier de fourmis rouges
      Aucun de nous deux n'a bougé
      Les fourmis rouges
      Est-ce que quelque chose a changé
      Couchons-nous sur les fourmis rouges
      Pour voir si l'amour est resté
      Et voir si l'un de nous deux bouge
      Couchés sur les fourmis rouges

      Supprimer
  2. Tu n'auras jamais peur du vent qui souffle ici
    Pour les scorpions te fais pas d'soucis
    Les mauvais chagrins d'hier
    Les orties dans les fougères
    Quand on s'aime ils nous aiment aussi

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ce chemin sous les arbustes nous connaît bien
      De nos tout premiers rires c'est le premier témoin
      Refuge de la dernière heure
      Et dernière tâche de bonheur
      Aux premiers signes du destin

      Supprimer
    2. Fantastique ! Michel doit bien rigoler là-haut, lui qui a toujours dit que les aphaenops n'étaient pas rares, se faisant ainsi beaucoup d'ennemis chez les marchands d'insectes...En plus c'est une femelle prête à pondre son œuf unique, rarement photographiée. Et bravo pour ne pas avoir localisé la cavité. Véro tu ne risques rien, les aphaenops sont de super prédateurs mais ne s'attaquent qu'aux petites bêtes

      Supprimer
    3. Oui Madeleine, fantastique c'est bien le mot qui convient.
      D'autant plus que 80% de cette population était visiblement des femelles en attente de pondre et c'est d’ailleurs leur aspect "gros ventre décoloré" qui m'a interpellé . Je n'entre pas dans les details concernant le nombre d'individus car cela passerait sans doute pour une galéjade de ma part .
      Lors de ma prochaine sortie sur ce site, j'observerais d'un oeil discret et furtif l’évolution de ces dames .

      Supprimer