Les cordes psycho-rigides du Castera

Dimanche 12 janvier.

C’est donc en ce beau dimanche ensoleillé que Valerie P nous donne rdv à la falaise de St Pé qui est , tout le monde le sait, à l’ombre une bonne partie de l’année.

Il faisait -1000 ce matin à 9 h 00 et nous étions là pour une petite révision, voir même une découverte, des techniques spéléologiques. Rapidement nous nous retrouvons au pied du mur, surtout Fred et Pascal qui vont bosser le déplacement sur corde avec Thomas et ça rigole pas car le but est de les enrôler pour le TP30 avant la fin de l’année.

Pendant que Valérie essaie désespérément de me faire comprendre la différence entre un demi cab et un cab, nous assistons à un événement surnaturel. Eric et Michelle sont partis équiper une voie avec une corde magique, le genre de corde dont la rigidité ressemble plus à une barre de Pole danse qu’a un spaghetti al dente, le genre de corde ou il faut être deux pour faire un nœud. Enfin, ils y sont arrivés.

De mon côté, je suis parti pour un équipement avec l’objectif de me servir de la Dyneema dont la seule utilité que j’avais à ce jour était pour mes pédales et aussi de faire quelques nœuds de chaise pour mettre aux oubliettes mon bon vieux Mickey (pas le Douat mais le nœud). 

Valérie me suit de loin et me dit que c’est très bien ce que j’ai fait mais change tout mon équipement avant de descendre en m’expliquant avec beaucoup de bienveillance que je suis un gentil garçon mais que je fais n’importe quoi. D’ailleurs, elle finit par m’abandonner et préfère se faire une descente sur la barre de Pole Danse.

Pendant ce temps, Thomas, qu’on avait presque oublié, décide de faire une descente guidée au-dessus de tout le monde sous prétexte qu’au fond du TP30 on va peut-être tomber sur un lac souterrain qu’il faudra franchir en plafond.

Pendant que je me débats avec mes nouveaux copains (tisserand, plat et les deux queues de vache), le reste de la troupe travaille le passage de nœud.

Puis c’est le piquenique agrémenté de pâté, GR 10, saucissons, Tibet, olives, HRP et café. On saute la sieste et c’est le retour au boulot, Thomas ne lâche pas le morceaux et envoie Fred sur la remontée de la corde guidée, Michelle passe et repasse les nœuds, Eric essaie toujours de lover son câble tout en surveillant du coin de l’œil sa compagne qui s’évertue à m’expliquer comment on passe des nœuds au 21 siècle.

C’est alors que Valérie décide de me finir, je vais devoir la décrocher . C’est un exercice qui doit prendre deux à trois minutes et moi j’ai plutôt préféré prendre mon temps, au grand désespoir de Valérie qui en a perdu une hanche et certainement la vie si cela devait se faire en réel. Du coup, elle s’énerve, et me fait la démonstration qu’elle peut me décrocher en moins de 3 mn et avec une seule hanche.

Comme elle a deux hanches, elle accepte que je réitère l’expérience. C’était mieux, on a évité la prothèse mais trop tard pour la réanimation. Puis on a eu la visite de Marc pour les photos et Patrick pour les bons points. Une belle journée se termine et je pense qu’il faut vraiment remercier Valérie et Thomas pour leurs très belles disponibilités, leurs bonnes humeurs et pour tous les beaux messages.

A refaire !!!

 Jean Luc F.

Commentaires

  1. Ha, être décroché par Valérie... Mais seulement dans mes rêves ! Avec 2 hanches, elle n'en aura pas assez !
    Merci Jean Luc pour ce compte rendu, tu m'as bien fait rire !

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