lundi 15 juillet 2019

Il faudra trancher dans la Tranchée !


Samedi 13 juillet, l’ami Sergio me guide au gouffre de la tranchée dont je ne connais que le départ alors bouché mais au courant d’air prometteur. C’est Jean Claude (Mengelle) qui une fois de plus a eu du flair pour découvrir cette entrée (ou sortie) qui jonctionne avec le gouffre du Paybou 115 m plus bas !

Et dire qu’en 1984 avec Sergio (Latapie) et Mickey (Douat) on était remonté en escalade à 3 m de là !
Mais que penser de toutes ces heures à prospecter en vain… Nous n’étions pas les premiers à tenter de trouver une entrée supérieure à cet abîme à l’ouverture béante et lugubre, connue de tous les St Péens, mais que peu de personnes ont vu… Une réputation qui n’est pas usurpée !
Mais avant nous, l’emblématique Abbé Abadie inventeur de Paybou le 29 Aout 1944, s’y était essayé… Que d’heures à trainer ses godillots dans ces quartiers ! Fouillé, refouillé, sans succès… Alors que nous avons abandonné tout espoirs, c’est de l’enfant du pays à qui revient la joie de nous offrir cette jonction que l’Abbé n’aurait daigné s’approprier…

C’est du monastère St Bruno (ex Ferme Peyras) que nous empruntons le sentier de l’Aülhet, une interminable montée de plus de 60 lacets… 50 mn pour atteindre l’embranchement de Pla Debers, 10mn plus tard se dresse la muraille des Escalates… Enfin, la prairie et le refuge après 1h 40 de montée harassante. On bavarde avec des locaux.
Hier dans le secteur a été le théâtre d’un secours coté Bat de Haü. Un groupe de randonneur de la colonie logeant à la ferme Arboucau a été rapatriée en urgence sans avoir eu le temps de nettoyer le refuge. Nous apprendrons en redescendant qu’une jeune fille aurait glissée et chuté lourdement. Évacuée en urgence sur Toulouse avec une fracture du crâne et la rate touchée. Fortement choqué le groupe a été ramené dans la vallée, d’où le ballet d’hélicos en fin de soirée…
Sergio, malgré son lest avance d’un bon pas et en 2 heures nous sommes à l’entrée de la tranchée qui se situe 60 m sous le chemin qui rejoint le Pladet det Abetout.
Après une collation de rigueur, il est temps de découvrir les quelques mètres qui me manquent pour finaliser un rêve vieux de 35 ans suivis !
Deux petits puits suivis d’une galerie ébouleuse le long du pendage et c’est le premier point de striction : le « delirium très mince » forcé en 1982 avec Marc Jacquet.
On débouche dans la « salle Abadie » découverte par les spéléo de la SSPPO de Pau en 1953 les vestiges métalliques de leur dernier repas en sont les témoignages. Puis il y a les 6 m de remontée, une vire confortable fait suite, elle accède au soupirail. Là c’est le royaume des limandes et autres contorsionnistes… Il est temps de se débreller totalement et d’éliminer tout ce qui compromettrais le progression de type suppositoire !… C’est le « passage des serpents », une fissure verticale peu engageante qui débouche par une ultime boite aux lettres dans le toboggan. Au-delà, c’est le royaume des spéléos bien portants…
Vous l’aurez compris, je n’ai pas insisté pour suivre Sergio « le boa », car la souplesse m’a quitté et le coffre est là malgré une fonte récente…
Aussi, la traversée envisagée pour que tous les membres du Club profitent de la traversée et partage ce moment de plaisir.
Mais avant, cela nécessitera un aménagement de « mise au calibre ». Il faudra passer un weekend là-haut et à deux équipes ouvrir le passage par les deux bouts, avec une équipe de « fins » pour passer de l’autre côté et ouvrir…
Donc on a laissé équipé pour prévoir ce WE qui pourrait être à la fois festif et détonnant…
Alors qui est motivé ?

A Dole

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