samedi 3 mars 2018

Garrapit (épisode 2)

Vendredi 2 mars 2018
Pour certains c'est encore les vacances aussi nous sommes 8 à nous retrouver à St Pé pour poursuivre les recherches et désobstructions entamées samedi dernier. (Bruno, Jean-Claude, Serge, Jean et Quentin, Marc, Sandrine et Patrick).
Le secteur est assez proche et en une petite 1/2 heure nous voici au BE 31 (Sous Garrapit n°1) que Marc avait indiqué comme pouvant être un gouffre qu'il aurait exploré il y a 30 ans. Donné pour -70 m cela pourrait correspondre car les cailloux semblent tomber assez loin. Une première équipe s'occupe d'agrandir un passage étroit à -3 m bien motivé car un bon courant d'air aspirant emporte les poussières du perfo. Pendant ce temps, une autre équipe s'attelle au BE 32 (SousGarrapit n° 2) situé une quinzaine de mètres plus haut. Ici, il n'y a pas d'air, mais les cailloux chutent dans une diaclase qui semble s'élargir en profondeur. Le chantier n'est pas très commode, mais en insistant un peu, Quentin, le plus fin et de loin le plus jeune de la bande, parvient à franchir le passage étroit puis à descendre un petit puits de 6 m malheureusement sans suite. 

 Quentin dans la diaclase étroite du BE 32

Pendant ce temps au BE 31, les travaux ont bien avancé et après un petit casse croûte rapidement avalé, Serge part en éclaireur talonné par Marc qui ne semble pas reconnaître le gouffre qu'il avait exploré. Après avoir descendu un premier puits de 15 m, Serge tombe sur un premier spit : bizarre car l'étroiture au-dessus était en pleine roche et paraissait infranchissable en l'état. Plus bas la diaclase inclinée s'élargit progressivement et la descente se poursuit sur encore 37 m. Mais cette fois-ci Marc est formel ce n'est pas le gouffre qu'il recherchait : trop vertical d'après ses souvenirs. 

Le palier de -15 m dans le BE 31 où nous avons trouvé le 1° spit.

A -56 m il ne reste plus que quelques mètres de corde et le gouffre continue de descendre par une pente argileuse très raide. Avec Patrick qui les a rejoint, les 3 compères raboutent les pédales et les longes disponibles pour tenter d'aller voir le fond qui les nargue. Le résultat n'est pas très élégant, mais ça passe pas trop mal. Un peu de "cramponnage" sur la pente d'argile et le fond est atteint à -68 m. Curieusement c'est un petit siphon qui empêche d'aller plus loin. 

 La diaclase à -55 m. Contrairement à quelques grandes fractures explorées dans le secteur (Fissure du Diable, Mariléa...) celle du BE 31 présente des indices morphologiques d'écoulements et de circulation d'eau. Plutôt bon signe...

Cependant, à -55 m, au bas des puits, le courant d'air est très sensible et semble remonter dans l'extrémité de la diaclase qui, à ce niveau s'étire sur une bonne vingtaine de mètres. Une escalade tentée par le bas ne permet pas d'atteindre l'endroit où il semble disparaître. Du coup, il est décidé de repartir d'un peu plus haut, là où la diaclase est plus étroite pour tenter une longue traversée. Profitant de grande lames décollées, Serge parvient à atteindre l'aplomb du départ mais il s'arrête en bout de corde. Ici, pas question de ressortir les longes pour grignoter les 4 à 5 m qui manquent, c'est trop vertical. Ce sera donc pour une prochaine fois. La topo est relevée en sortant.
Pendant ce temps les autres n'ont pas chômé et Jean-Claude les conduit au Trou Sous-Ligné (BE 247) qui aspire un peu et qu'il faut aussi agrandir. Ils parviennent à progresser de 3 m mais une étroiture assez ponctuelle empêche de passer.

 Le BE 247 (Sous-Ligné) 
Si nous avons bien avancé sur l'exploration de ces cavités, le mystère reste entier quant au BE 31. Marc est formel, ce n'est pas le gouffre en question. Mais dans ce cas, qui l'aurait exploré ? par où seraient-ils entrés, et où se cache le gouffre que Marc a descendu ?  Si en lisant ces lignes quelqu'un peut nous éclairer, nous sommes preneurs...

 Jean et Patrick

3 commentaires:

  1. J'ai prospecté et descendu plusieurs trous dans le secteur, il y a fort longtemps... Certain à l'égyptienne sans pouvoir bouger la tête sur toute la descente. Après la forêt est grande...

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    1. Merci Miguel pour l'info, mais là il ne s'agit pas d'une fissure étroite, mais d'une grande diaclase qui, à -68 m fait presque 2 m de large pour 20 m de long. Le trou est pointé sur Karsteau, on ne sait jamais si cela te rappelle quelque chose... Mais tu as raison, Benac c'est grand.

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  2. Si Marc n'a pas reconnu le trou qu'il avait exploré... Peut être reconnaîtra t il le Marilea ?
    Car c'est l'un des deux... Sauf aure découverte toujours possible...

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