Traversée Bergons-Andore-Espadre-Isarce-Cot de Belloc

Ce mercredi17 aout, nous avons décidé de nous balader sur notre terrain de jeux préféré. Rien de tel pour se maintenir en jambes et se faire du bien au moral ! Nous étions 7 au départ de la piste du Bergons : Bernard et Nicole, Jean Luc, Jean Claude, Alain M, Véro et moi. Nous avions laissé par anticipation la voiture de Jean Claude en bas du chemin de l'Isarce, chez Beaucoueste pour faire la traversée de ce fabuleux massif. Au programme: 14 km, 1000 mètres de dénivelé positive et 1500 de dénivelé négative ....

Il fait beau, la montagne est belle, les sous bois magnifiques. Petite halte à la cabane du Col d'Andorre et au 147. Le vent est fort, il faudra absolument reprendre ce trou. On entendait le ruisseau pas très loin lors de la dernière explo. Puis passage incontournable par notre refuge du Col d'Espadre qui méritera aussi que l'on s'occupe de la toiture. La grande bâche de camion fournie par Fred devrait suffire mais faut la monter.... Alain en profite pour me montrer l'emplacement de l'ancienne source. Elle a bien été abimée par le piétinement des vaches mais avec un peu de travail , il sera facile de la remettre en état pour les prochaines expés. Jean Luc découvre aussi le Bucheron Toulonnais et son vent violent... Allez, motivons nous pour monter cet hiver quand le trou aspirera fort et trouvons la suite!

Et c'est reparti pour la ballade . C'est toujours aussi beau. On connait chaque passage, chaque caillou, mais on ne peut pas s'empêcher de vérifier si les trous connus ont du vent et si par hasard on en trouverait pas d'autres.

Direction Les Hourbilagous par le sentier qui a été récemment re-balisé et halte pour manger au pied d'un hêtre qui nous dispensera son ombre bienvenue. Jean Claude nous apprend que le lieu s'appelle le Cuyala dets Moussous et qu'il montait déjà là quand il avait 8 ans; il y a.....longtemps. Une brebis peu farouche viendra nous rendre visite pour glaner un peu de sel. La traversée de la Toue se fera au pas de charge. Bubu et Véro qui pètent la forme montent au sommet du Pic le plus proche. Je crois que c'est le Miqueù mais Alain n'est pas sur du tout. Jean Claude nous le confirmera. En tout cas, ils voulaient aller vérifier que de là haut , on voit la maison de Jean Claude. Peine perdue, la mer de nuage est là, il doit pleuvoir à St Pé .... Par contre Jean Luc est certain que tout en bas c'est St Pé "quand on voit les nuages, c'est qu'on arrive à St Pé".

Sur les crêtes Jean Claude nous fait remarquer les edelweiss. On les avait jamais vu !

Puis les passage s'enchaînent avec des noms qui chantent et nous rappelle les explos des années 80: Marty Peyras, Clot det Haboup, Toupiettes, Pêne de la Hèche, cabane de l'Isarce . Les quelques mots écrits par Pierre Batan pour maintenir la cabane propre sont toujours là. S'il lit ces mots de l'au delà, sur que ça va lui faire plaisir. Les Bergers de Lestelle sont là et nous offrent le Ricard. On est bien.

Puis c'est la longue descente où le brouillard nous rattrape : les Escalates, Berouède dessus, les Boutils, les Nabails où il faut bien penser à reprendre à gauche, la Hount de Pourcollitos. Partout de la boue à cause du passage des vaches. Géologiquement, nous franchissons les marnes de Sainte Suzanne et c'est glaiseux au possible. Après quelques glissades, on retrouve notre bon calcaire Aptien. Véro trouve que ses chaussures réagissent bizarrement...Elle sent chaque caillou et presque les nervures des feuilles.... Les marnes lui ont en effet volé une des semelles de ses chaussures voici un quart d'heure ! C'est en marchant à nouveau sur les cailloux qu'elle s'en est aperçu. Heureusement, il ne reste qu'une demi heure de descente .

La voiture de Jean Claude nous attend sagement au bas de la descente. On monte à 5 dedans pour aller récupérer les autres voitures au Bergons. On est chargé plus que raisonnable et on racle partout. A la montée de la piste, le ventilo tombe en panne, la voiture chauffe, le vase à expansion déborde.... Pas grave, on finit à pied!

Belle journée qui se termine un peu en bérézina: pluie, voiture en panne, embouteillages à Lourdes.... mais on recommencera, c'est trop bon!


Toujours pour garder la forme, Bernard nous a préparé une petite balade pour le vendredi 19 aout; l'ascension du Pic d'Ardiden. C'est en arrivant à la Fruitière qu'il m'annonce qu'il y a 1640 mètres de dénivelé pour aller au sommet ! Petite balade qu'il disait......

Rien à voir avec la spéléo car c'est du granite partout mais voici quand même les images pour le plaisir des yeux. Je pense que c'est un des plus beaux belvédères des Pyrénées.

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