Les trous, si y’en a pas, on en creuse…

Dimanche 19 avril, Pascal François et Alain Massuyeau

Ce dimanche nous sommes retournés sur le secteur de Coumirole.

L’objectif était la prospection, le repérage du puits de la Bihadé et la désob d’une perte repérée par Pascal il y a quelques temps.

 Le temps est au beau même si la météo prévoit une petite averse en début d’après-midi.

 Nous nous rendons sur zone, aidé par notre ami le GPS et la carte Lidar.

Nous faisons un repérage systématique de toutes les dolines visibles depuis le ciel.

En premier bien sur la cavité pointée sur Karsteau mais qui se révèle ne pas exister à ce pointage.

Les dolines s’enchainent, nous en faisons le relevé de chaque contour grâce au GPS.

Une, deux, trois, quatre, cinq, six, mais pas de suite, il faut dire que nous sommes sur de la marne, le calcaire jouxtant se trouvant à une vingtaine de mètres.

A la septième, bingo, il y a un  départ.

Pascal retire les fougères sèches et une jolie entrée s’offre à nous. Il s’y engouffre rapidement mais après 2 ou 3 mètres se retrouve sur un passage très bas. Il faudrait gratter, retirer de la glaise.

Nous sommes un peu déçus. Cette cavité ne correspond pas du tout à celle que nous cherchons.

Nous continuons la prospection mais rien de flagrant là où nous sommes.

Nous rebroussons un peu chemin pour nous diriger vers la perte repérée il y a quelques temps

Effectivement, il y a de l’eau qui coule et qui se perd dans le fond d’une petite doline.

Les calcaires ne sont pas loin.

Nous sondons le sol, la barre s’enfonce sur près d’un mètre sans rencontrer d’obstacle.

Il va y avoir du boulot.

Nous avons les outils adéquats et entamons un petit chantier.

L’heure du casse-croute arrive, c’est la pause spéléologique. Il fait bon, pas un bruit hormis le champ des oiseaux, actuellement en pleine période des « zamours ».

Nous reprenons ensuite le travail mais après nous être enfoncé dans un puits « artificiel » de plus d’un mètre de profondeur, nous déclarons forfait.

Nous dirigeons l’eau que nous avions stoppée vers le trou, cela fera un bel abreuvoir pour les animaux, de nombreux indices attestant leur présence.

Nous retournons à la voiture, quelques gouttes de pluie se mettent à tomber.

 Alain M

Commentaires