Aussitôt vu, aussitôt fait…
Samedi 29 août 2026,
C'est à deux, avec Pascal, que nous arpentons le fameux sentier qui mène sur les pentes de la Pene de la Hèche. L’objectif du jour est de forcer l’entrée du PH72, découvert une semaine plus tôt.
À notre arrivée, le trou aspire bien. Au fil de la journée, avec la montée des températures, le courant d’air s'intensifiera. Nous ne perdons pas de temps et nous nous mettons à l’œuvre. Avant la pause conventionnelle de midi, nous ne sommes pas loin de passer. Bon, il faut se faufiler un peu à l’égyptienne, mais nous progressons. Encore deux assauts et un peu de travail de confort, et je suis le premier à passer ! À noter que les désob qui passent du premier coup ne sont pas monnaie courante dans le secteur.
Néanmoins, la joie est de courte durée. En bas de ce petit ressaut de 4 m, nous perdons le fil du courant d’air. Nous sommes rendus dans une zone bien fissurée, mais qui nous mène par tous les chemins vers une trémie.
Un premier petit boyau est exploré. Une partie du courant d'air s’y perd. Après un rétrécissement ponctuel, nous butons sur la trémie : infranchissable.
Dans la suite de la fissure, nous tournons par deux fois à gauche, et à nouveau nous arrivons dans la trémie. Là, les blocs sont plus gros et beaucoup plus stables. On arrive à s’y faufiler par endroits, voire même à s'y perdre... Au détour de quelques blocs, j'arrive à descendre de 6 à 7 mètres dans la trémie, sans retrouver la trace du courant d’air.
En sortant, je prends les relevés topographiques. La topo le confirmera sans doute, mais l’hypothèse la plus probable est que nous sommes de l’autre côté de la doline qui nous sépare du trou voisin de la Houssère, et que la trémie ne soit finalement que l'effondrement de cette doline.
À la vue des courants d’air qui s’engouffrent à la fois dans le PH12 et la Houssère, il y a forcément quelque chose à trouver sous cette doline. Le mystère demeure.
Thibault et Pascal









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