Petite frayeur à la Cure

Dimanche 12 juillet

L'arrêt en bout de corde et en plein vide de la dernière sortie (sortie du 9 juin) avait de quoi motiver les troupes. Nous nous retrouvons donc à 6 à la carrière d'Asson : Thibault, Violaine, Johan qui a quitté la Savoie pour les vacances, moi et bien sûr les fidèles amis du GSVO, Régis et Joël avec qui nous partageons plus régulièrement nos activités respectives. A 8 h la canicule est acceptable mais la montée reste toujours aussi pénible. Fort heureusement la chaleur ne devient vraiment gênante qu'en fin d'approche. 

La première partie du P.35

L'entrée est complètement asséchée par le courant d'air aspirant qui est bien marqué sans pour autant être  spectaculaire. La descente est assez rapide et vers -120 m nous récupérons un bout de corde inutilisé qui servira à sécuriser le R 5 avant le P.35 terminal. Ensuite la corde de ce dernier est changée au profit d'une autre, plus longue, afin d'éviter un passage de nœud.

Régis au palier de -9 (P.35)

Le bas du P.35 (vers -160 m) est encombré de gros blocs qui bouchent la suite qu'on devine au-delà. Cela n'est guère étonnant car déjà sur le palier rencontré à une dizaine de mètres de la tête du puits, nous avions observé de nombreux blocs coincés dans la fracture ou posés sur des vires. 

Thibault équipe le R.5, juste avant le P.35

Le dernier tronçon du P.35.
 

Heureusement juste au-dessus de ce passage totalement impénétrable sans désobstruction, un méandre argileux rejoint le sommet d'un puits d'une quinzaine de mètres assez vaste. Le seul problème, c'est que l'ouverture est surmontée d'un empilement de blocs tous aussi instables les uns que les autres. Nous commençons à dégager ceux qui ne demandent qu'à tomber et peu à peu nous nous apercevons qu'il n'y a pas grand chose de vraiment sain dans le secteur. 

Régis et Thibault au départ du méandre (-160 m)

Régis a la bonne idée de sécuriser celui qui travaille en posant une corde amarrée sur deux points plantés dans une roche tout à fait fiable. Peu à peu, l'ouverture prend de l'ampleur mais les blocs que nous déstabilisons sont de plus en plus gros. Heureusement nous travaillons au-dessus d'eux. Cela dure depuis une paire d'heures et alors que nous commençons à trouver l'endroit moins terrifiant, le sol se dérobe brutalement sous nos pieds et c'est tout le palier qui rejoint le fond du puits dans un fracas assourdissant. Avec Joël, nous nous retrouvons pendus au-dessus du vide complètement interloqués par cet effondrement subite. D'un commun accord nous mettons une croix sur cet accès d'autant plus que le reste du puits est loin d'être aseptisé. Nous atteindrons donc la suite par le bas du P.35 qui est nettement plus accueillant. 


 

Du coup, n'ayant pas le matériel nécessaire, c'en est terminé pour aujourd'hui. Nous remontons en réalisant la topo de la partie terminale et ressortons vers 15 h 30. Cette fois-ci il fait franchement chaud et la température au niveau de la carrière avoisine les 38°. Aux voitures, personne ne boude les rafraîchissements offerts par Régis et Thibault. Affaire à suivre...

Patrick 

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