Rebondissement à la Cure
Samedi 6 juin 2026
Ce matin, à la carrière, ce n'est pas l'affluence et nous nous retrouvons à deux avec Régis (GSVO), mais pour une fois nos kits ne sont pas des enclumes. Nous nous sommes fixés des objectifs modestes c'est à dire revoir le fond vers -120 m et vérifier s'il y a du courant d'air, revoir le méandre au-dessus du dernier puits où nous pensons trouver la suite et faire l'escalade au sommet de l'avant dernier puits. La montée se fait au pas de charge et je tire la langue derrière Régis qui est en mode gazelle. Nous allons tellement vite que nous loupons l'entrée du trou. Un petit coup d’œil sur le GPS me donne un bon alibi pour faire une discrète petite pause. Nous parvenons à l'entrée juste avant 9 h. Ouf !
Le gouffre aspire, c'est visible à l'assèchement des parois, mais le courant d'air n'est vraiment pas flagrant. Nous ne traînons pas pour la descente non plus. Arrivés à la Bascule, je continue vers le fond pour faire la topo du dernier puits tandis que Régis traverse au-dessus pour voir le méandre fossile. Au bas il n'y a vraiment pas d'air et un nouvel examen de la fissure terminale ne permet pas d'envisager un élargissement rapide. Je fais quelques visées et commence à remonter. De son côté Régis n'a pas chômé et les coups de massette n'ont pas cessé depuis que nous nous sommes séparés. Lorsque j'arrive à ses côtés, il est en train d’essayer de rendre praticable un bout de méandre qui semblait complètement bouché. En s'y mettant à deux ça finit par passer et Régis part en reconnaissance. Les nouvelles sont plutôt bonnes aussi nous essayons d'élargir encore un peu l'étroiture. Tout cela méritera bien quelques aménagements mais pour le moment ça passe et nous pouvons reconnaître la suite.
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| Régis à l'équipement sur mono pulse |
Derrière l'étroiture nous rejoignons un conduit plus ample dont l'amont provient d'une cheminée haute d'une petite dizaine de mètres. L'aval se poursuit par un ressaut de 5 à 6 m parcouru par un courant d'air soufflant. Bizarre, car jusqu'ici le trou aspirait nettement et c'est toujours le cas. Au bas, une lucarne sur le coté de la diaclase s'ouvre sur un puits assez vaste où les cailloux chutent de 20 à 30 m. Bonne nouvelle !
Nous ressortons la massette pour martyriser les lames qui empêchent de passer. C'est assez efficace mais cela n'exclue en rien le fait qu'il faudra être un peu mieux équiper pour que l'obstacle n'en soit plus un.
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| L'escalade |
Il nous reste un peu de temps pour faire l'escalade au sommet de l'avant dernier puits. Ce ne sera pas une belle envolée de pulses comme dans les grands films de montagne. Non rien de tout ça. Une confortable margelle nous tend les bras à moins de 2 m et du coup nous avons un peu la flemme de sortir le perfo pour si peu. Régis se lance alors dans une acrobatie digne du dernier manuel technique de l'EFS. Vautré dans la fissure, il s'appuie sur tout ce qui dépasse. De mon côté je l'assure avec ma grande longe qui est forcément trop courte. Au final il parvient à se récupérer sur le palier. La suite se fait en libre facilement. Malheureusement il n'y a pas grand chose à l'exception d'un méandre très étroit avec un léger courant d'air. Il semble un peu plus large au bout de quelques mètres (puits ou arrivée ?) et dans le doute nous laissons équipé.
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| Traversée au-dessus de l'ex P20 terminal |
Rapide casse croûte et retour rapide à la surface. Nous sommes dehors vers 14 h.
La Cure continue...
Patrick



Bravo l'équipe. Du vite fait bien fait qui donne. C'est une très bonne nouvelle. On attend la suite...
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