Espichets à la place de la Cure

 Samedi 30 mai

Initialement la sortie devait se faire au gouffre de la Cure et comme les fois précédentes nous avions proposé à Joël et Régis du GSVO de faire partie de l'équipe. Mais c'était un peu oublier que, de leur côté, eux aussi ont des explorations en cours et notamment au gouffre des Espichets sur les hauteurs d'Arudy. Régis m'explique qu'ils sont un peu coincés dans leur chantier car cela devient trop difficile d'évacuer les gravats surtout à deux. La pénurie de main d’œuvre touche tous les clubs ! Donc changement d'objectif, nous les accompagnerons aux Espichets pour faire le ménage. 

Finalement samedi nous sommes 5 (Joël, Régis, Thibault, Violaine et moi). La brouillasse a remplacé la canicule et nous montons au trou sous un plafond bas avec une légère bruine. L'entrée se trouve dans un coin improbable (bravo à Joël qui l'a découverte) mais qui porte les stigmates de longues séances de désobstruction dans la zone d'entrée (barbecue, abri de fortune et quelques outils désormais inutilisés). Le trou est une succession de puits entrecoupés de méandres jusqu'à -220 m. Toute la zone d'entrée qui se développe le long d'une étroite fissure a été agrandie et plus bas, on ne compte pas les passages qui portent les traces de forages. La descente est agréable et l'équipement soigné avec ça et là quelques prises de pieds bienvenues. Je prends des notes pour la Cure et nos futurs chantiers. Par contre, Thibault peste car avec un descendeur usé par les cordes de petit diamètre il ne parvient pas à descendre sur la corde de 10 qui équipe la majorité des puits. Le "zéro" n'améliore pas le problème et cela se termine par un demi cabestan sur le mousqueton de longe. A mi parcours, la descente est coupée par un beau puits de 85 m qui mériterait bien quelques photos.

Arrivés au fond, nous nous enfilons dans le méandre terminal "fait maison". Le chantier est impressionnant et évidemment à deux, cela devient franchement juste pour évacuer les gravats. Il y a toujours de l'air et au point terminal une résonance laisse deviner un agrandissement proche. La suite c'est le schéma banal de spéléos répartis dans le conduit en train de tirer un bidon souvent trop lourd qui forcément a tendance à se coincer. Ca racle, ça plaisante, ça ronchonne aussi, mais au bout d'une paire d'heures le fond du méandre est suffisamment dégagé pour pouvoir attaquer la suite et bien sûr refaire de nouveaux gravats, puis retirer des bidons, racler, plaisanter, ronchonner etc. C'est sans fin...

Vers 13 h 30 Régis sonne la fin des hostilités. Nous cassons la croûte et remontons tranquillement en espérant trouver le soleil. Malheureusement c'est toujours la brouillasse. 

Après les explos au Pilorge, les Espichets pourraient bien donner encore du grain à moudre à nos copains du GSVO en tout cas c'est ce que nous leur souhaitons. Quand à "l'international de la désob", pas de doute, c'est la solution incontournable pour mener jusqu'au bout nos objectifs respectifs (Cure, Griffon, Espichets et tous ceux qui restent à découvrir...).


 

Patrick 

 

Commentaires

  1. Un grand merci à vous les copains du 65.
    Effectivement notre partenariat ne peux plus se cacher.
    Avec vous c'est l'exploitation de l'homme par l'homme ;tandis qu' avec nous c'est le contraire.
    Encore merci et indubitablement de façon inexorable c'est inéluctable...:
    A bientôt

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  2. Un international de la désob à se rappeler pour la prochaine séance du Trou du Sentier Perdu 😉 Car là aussi ça doit passer... même si nous sommes de moins en moins nombreux à y croire !

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