La rivière infernale...

Ce 19 mars, s'organise une sortie pour découvrir la rivière des Eaux Chaudes au-dessus de Laruns. Le but est de nous préparer à faire la traversée de la Pierre St Martin tant en terme d'endurance qu'en terme de milieu. En effet, la Pierre renferme aussi sa rivière... 
Thomas nous annonce 10 heures de crapahutage, il fait froid. Il neige même à notre arrivée là bas. Les aléas de la vie et le covid font que je suis la seule du public à être présente. J'ai donc en encadrement royal, que des pointures : Thomas, Jonathan, Patrick, Serge et Millan, un DE espagnol domicilié à Nay. Et au milieu de tout ce beau monde,...moi qui vais devoir assurer...J'ai un peu la pression je le reconnais... 
J'amène du thé et des chocolatines histoire de gagner quelques points..
 
La galerie d'entrée et ses vestiges d'aménagements.


 
La porte Mauresque

Nous rentrons dans la grotte vers 8 h du matin. A 10 h 30 nous sommes au début de la rivière. L'arrêt casse croûte est stratégique car après les ennuis commencent... Nous enfilons nos néoprènes ou combi sèches pour les plus chanceux..et c'est parti dans le bouillon. 
 
Pause casse croûte avant la natation.
Certains préconisaient d'attendre 2 h avant de se mettre à l'eau...

 
Il y a énormément de courant. il faut lutter à chaque pas pour avancer, mettre les pieds où il faut. Arrive la première cascade à escalader. Forcément, j'y vais droit devant et forcément ça passe pas..On m'apprend à contourner le courant, à escalader les parois, à jouer sur les appuis bien fragiles parfois et à passer l'obstacle plus ou moins avec panache....s'enchaine ensuite de nombreux obstacles et tout ça a contre courant... 
 
Composer avec le courant...


Mais que c'est beau et merveilleux quand même !!! La force et la beauté de la nature dans toute sa splendeur !!! Nous arrivons presque au terminus. Les DE en profitent pour rééquiper une main courante et couvre feu oblige, c'est l'heure du retour. Nous prenons de l'avance sur le retour. 
 

Me voilà encadrée par Patrick et Serge. J'ai toujours une main, une épaule, un pied pour m'aider. Je finis même à califourchon sur les épaules de Serge.. Enfin bref, tant bien que mal, le retour se fait plus facilement avec le courant dans notre sens... En attendant les autres garçons, nous enlevons nos néoprènes et retrouvons un peu d'agilité pour le retour.
 
On quitte la rivière et le bruit, la sortie n'est plus très loin.
 
L'heure tourne, je suis fatiguée, très fatiguée... et doucement, très doucement nous ressortons de la cavité.. Il est 18h. Les 10 heures prévues par Thomas ont bien été effectuées...En résumé, sortie merveilleuse (les photos parlent mieux que moi de la rivière turquoise ), physique voire très physique. Je remercie mes encadrants de m'avoir fait vivre ce moment magique. Les courbatures sont là mais comme dit Sandrine : " C'est le métier qui rentre ".
 

 Cr : Caroline

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