Retour à Coumirole

 Lundi 16 mars

Quatre jours après les premiers coups de pioche, nous voici de nouveau à la perte de Coumirole (Bruno, Pascal, Sandrine et moi). L'accès est rapide et en un quart d'heure nous sommes à l'entrée. Malgré le soleil, il fait plutôt froid dans le fond de la doline et la perte aspire très nettement. 

Ouverture du passage le long de la trémie.

C'est bon signe mais l'envers de la médaille est que le courant d'air est glacial. Nous continuons de dégager la terre et les cailloux qui occupent le fond du trou, à la limite de l'ongée. Rapidement, nous tombons sur du vide qui progressivement devient pénétrable. Nous sommes le long de l'éboulis qui obstrue la perte, coincés entre ce dernier et une paroi qui semble saine. En fin de matinée, Bruno parvient à passer une étroiture entre des blocs qui tiennent on ne sait comment. Derrière, un conduit un peu plus vaste plonge entre des strates inclinées à 45°. Mais quelques blocs empêchent de voir plus loin. 

De toute façon nous ne pouvons pas continuer les travaux sans sécuriser le passage étroit. Nous désintégrons le gros bloc formant la voûte de l'étroiture et cela entraîne la chute d'autres, tout aussi gros mais que nous n'avions pas vus. C'est reparti pour des navettes de seaux et une heure plus tard nous parvenons à créer une poche dans la trémie ce qui permet de retourner voir le fond. Sous les blocs, on distingue un petit puits de 2 ou 3 mètres, mais pas plus loin. Mais l'urgence est d'étayer l'éboulis car si le passage paraît bien praticable il ne faut pas oublier qu'au-dessus, des blocs soudés par une gangue d'argile menacent de s'écrouler sans prévenir. Il faudra donc revenir avec le matériel ad-hoc. 

 

Suite pour bientôt.

Patrick et Bruno 

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