La Cure de haut en bas
Samedi 10 octobre 2026
Ce matin nous sommes 6 à la carrière d'Asson, c'est un événement suffisamment rare qu'il convient de le souligner en cette période de pénurie d'explorateurs : Tot, Thomas T., Thibault, Pascal, Patrick et Clément du GSVO (l'international de la désobstruction a encore frappé !). Face à cette débauche de main d’œuvre, nous prévoyons deux équipes, l'une pour s'occuper du fond (-160 m) et l'autre pour faire une escalade vers -115 m.
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| Dans les puits d'entrée. |
La montée au trou est vite expédiée mais toujours aussi pénible. A l'entrée le gouffre souffle, nous ne sommes plus en régime estival et la fraîcheur ne joue pas vraiment en faveur d'un courant d'air constant et marqué. Après avoir récupéré un kit de cordes que Margot a laissé à notre attention vers -50 m (merci pour l'économie de portage), nous dévalons les puits à la queue leu leu. A -115 m, au bas de l'escalade, l'aval souffle également. Ce n'était pas le cas lors de nos explos estivales où nous avions noté ici une inversion flagrante du courant d'air, juste au bas de cette cheminée. Ce constat suffisait à en faire un objectif intéressant dont Patrick et Thomas vont s'occuper. Les autres, guidés par Thibault, poursuivent vers le fond avec tout le matériel de désob.
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| Thomas au sommet d'un petit ressaut, juste après la première escalade. |
Du côté de l'escalade, Patrick attaque la première longueur qui se fait sur une roche idéale pour placer des pulses. Quinze mètres plus haut, il y a bien un joli méandre qui se poursuit en remontant par de petits crans faciles à franchir. Nous gagnons encore une dizaine de mètres jusqu'à la base d'une grande cheminée, beaucoup plus vaste que la première et plus haute également (20/25 m). Thomas prend le relais et gagne encore une bonne dizaine de mètres jusqu'à un confortable palier. Malheureusement nous avons épuisé nos deux batteries et le stock de matériel d'équipement est à zéro. On bidouille un peu pour laisser un équipement propre puis nous redescendons en faisant la topo. Le conduit se poursuit, ça s'est certain, mais qu'en penser ? Soit nous sommes partis pour remonter jusqu'à la surface, soit nous pouvons envisager de croiser un autre aval, c'est bien sûr cette seconde hypothèse que nous souhaitons.
De retour au bas de notre escalade, nous retrouvons la seconde équipe qui nous explique le résultat de leurs travaux. Le récit de Thibault :
"En bas du P40, j’explique le plan d’attaque : pour shunter le puits chaotique il faut dans un premier temps retirer une grosse dalle en équilibre, ensuite ce sera une petite série de blocs qu’il faudra dégager pour accéder à cette nouvelle tête de puits.
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| Les réducteurs de blocs au travail. |
Le premier assaut est vite donné. Les trous n'ont pas fini d’être percés que tout est prêt ! La dalle n’existe plus et l’accès est sécurisé. Je me faufile dans la suite et une nouvelle séance permet d’y voir un peu plus clair. C’est Tot qui va jeter un œil au résultat : ça passerait, mais un aménagement ne serait pas du luxe. Que cela ne tienne, on lui passe le matériel et voilà la tête de puits aménagée.
Maintenant, il faut équiper, et c’est Tot et Clément qui s’y collent. Le puits d’environ 10 m est descendu et tout le monde se retrouve en bas.
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| Le P10 |
La suite, me direz vous, n’est malheureusement pas ce que nous espérions. Nous posons les pieds sur un gros éboulis. Nous sommes dans un puits qui collecte deux arrivées : par là où nous arrivons et par une cheminée dans la continuité du méandre. Au jeu de la fumée nous repérons un courant d’air aspirant, entre la paroi du puits et l’éboulis. Nous retirons pas mal de blocs, mais la suite, pas plus large que le passage d’un homme, est toujours colmatée par les blocs : un gros chantier peu encourageant… "
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| Le fond, pas très engageant... |
Tot, Thibault et Patrick
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