Soleil couchant à la Houssère


 Vendredi 4 septembre 2026,

 

Semaine et journée de travail terminées, je retrouve mon fidèle acolyte Pascal à la Carrière d'Asson peu avant 18h. Le soleil tape encore fort à cette heure-ci, les conditions sont donc parfaites pour la chasse au courant d'air.

Arrivés à l'entrée du trou, en effet, nous notons un fort courant d'air aspirant. Le puits d'entrée est joli, avec un écho sympathique. Nous cherchons sous la mousse de quoi s'amarrer, mais rien. Que cela ne tienne, je dégaine le perfo, et deux amarrages forés plus tard, la corde est en place. Il s'ensuit une bonne purge et nous voici tous les deux rendus en bas, sur une pente d'éboulis.

 
Pascal au déséquipement 

Nous repérons les deux départs de désob, mais à ce niveau-là, aucun signe du courant d'air. La suite potentielle : il faut contourner une petite lame rocheuse et se faufiler dans un passage bas pour tomber sur le fameux laminoir remontant. Tout l'air passe par ici ! Après une dizaine de mètres à remonter, ce n'est plus possible de progresser entre les strates. Mais c'est quand-même curieux, ce courant d'air qui remonte... Les trous sur la même ligne de côte aspirent eux aussi fortement. L'hypothèse d'un trou souffleur en surface ne tient pas debout ! Est-ce que derrière ce laminoir se cache un puits, et la suite du réseau ? Toujours est-il que le mystère demeure.

En remontant, et voyant un petit départ en tête de puits, j'équipe une petite traversée qui m'amène dans un méandre remontant. C'est un amont. Il est rapidement impénétrable, et au jeu de la boîte d'oeuf, pas de courant d'air notable.

Une journée qui se termine au crépuscule, avec des interrogations en tête sur où peut bien aller ce fichu courant d'air... 

Thibault 

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