Petite douche à la Cure

Mardi 9 juin

Thibault a réussi à se libérer pour voir ce fameux puits découvert avec Régis samedi dernier. Venu la veille à la carrière, il espérait pouvoir aller gratouiller le trou du Caribou qu'il avait découvert il y a peu de temps (https://gshp65.blogspot.com/2026/05/un-nouveau-ne-au-zoo-dasson.html). Mais c'était sans compter sur les caprices de la météo qui a rapidement viré à la pluie en soirée. Du coup son projet de désobstruction s'est soldé par un simple portage jusqu'à la Cure et une copieuse douche avant de se réfugier dans son camion.

Le malheur des uns faisant le bonheur des autres c'est donc avec des sacs pas trop lourds que nous entamons la montée. Il ne pleut pas mais la forêt dégouline des averses de la nuit. Du coup, il n'y a pas vraiment d'air à l'entrée du trou. Celui-ci est même légèrement soufflant (régime hivernal). 


Les puits arrosent plus que d'habitude mais rien de méchant. Parvenus à la première étroiture à agrandir (vers -100 m), Thibault se met à l’œuvre pendant que je raccorde la topo et libère la corde de 40 m qui servira pour le puits. Le courant d'air est désormais nettement soufflant. Après deux assauts, nous passons à la seconde étroiture située au bas du ressaut de 5 m. Une seule série de pailles suffit à rendre le passage praticable. 

Nous équipons le puits qui est entrecoupé de paliers. Il s'agit d'une grande fracture avec une grosse ouverture vers l'amont d'où provient un petit actif. Quelques gros blocs sont coincés entre les parois inclinés du puits. Nous préférons les éviter. 

On distingue à gauche de Thibault le gros départ d’où provient le ruisseau

Nouveau palier précédant un plan incliné se déversant dans ce qui semble être le dernier jet de ce puits plus profond que prévu. Dernier fractio puis descente plein vide mais à 4 ou 5 m du fond je bloque sur le nœud. Fin de la corde et fin de l'explo. Au bas il semble y avoir un méandre assez déchiqueté pour lequel il est difficile d'affirmer qu'il est pénétrable ou non. C'est énervant. 

Nous commençons à remonter tranquillement, laissant au passage une belle lucarne qui serait à voir si le fond venait à se pincer. 

Au départ du dernier jet

C'est curieux car il ne nous semblait pas avoir été autant aspergés lors de la descente. Plus nous remontons et plus le phénomène s'amplifie. Des écoulements apparaissent là où il n'y en avait pas et la cavité devient plus bruyante. Nous trouvons quand même un endroit sec pour casser la croûte puis ressortons tranquillement en observant les effets de cette minicrue. Une fois dehors, nous constatons qu’effectivement il a beaucoup plu et tous les ruisseaux venant des marnes et qui traversent le sentier ont bien grossi. 

Pause casse-croûte au sec.

La prochaine fois ce serait bien de revenir à l'étiage et avec des conditions favorables au courant d'air. Mais quoiqu'il en soit la Cure continue, donc affaire toujours à suivre.

Patrick et Thibault 

Commentaires

  1. Si la douche était chaude, ce devait être le bonheur car vous êtes certainement ressortis tout propres. Par contre en plaine (du coté de chez moi) il n'est pas tombé une seule goutte. Bravo pour l'explo, on attend la suite....

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  2. Bravo les gars pour cette belle première avec arrêt en bout de corde... va faloir y retourner rapidement alors !!! Bien à vous

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