A court de corde
Samedi 18 avril 2026,
Avec Erwann nous reprenons le sentier qui mène au secteur des Mailhoucost. Nous avions entrepris le N°6 avant l'hiver, et maintenant que les "beaux" jours reviennent, nous repartons à l'assaut. L'objectif du jour est de toucher le fond et de lever le doute sur les points d'interrogation des premières explorations.
Corde datée 1996, toujours en fixe pour l'escalade du P12
Et c'est forcément dans un brouillard Saint-Péens que nous réalisons la marche d'approche en une quarantaine de minutes. Nous sommes chargés pour l'occasion d'un kit perfo et sa trousse à spits, et de pas moins de 130 mètres de corde et d'une bonne tripotée d'amarrages. Le tout en sachant qu'une C40 nous attend avant le grand méandre.
A 11 h nous rentrons sous terre. La première partie étant équipée, nous arrivons rapidement à notre premier chantier : remplacer la C40 pour équiper un petit ressaut de 6 m. Et au jeu des longueurs de cordes nous nous y reprendrons à trois fois...
Pour la suite, Erwann se charge de rééquiper un petit ressaut, suivi par une main courante qui mène à la tête de puits du méandre. J'en profite pour casser une graine, et ensuite on change de rôle. Pas de bol, le méandre arrose... Et forcément les spits en place sont irrécupérables. C'est bien mouillé que je finis d'équiper cette tête de puits, en essayant tant bien que mal de la mettre hors d'eau. A 3 m du sol, ma C40 est trop courte, que cela ne tienne, j'enchaîne avec la C50. En bas, le puits suivant arrose également... Il s'équipe plein gaz, mais il faudra prévoir une petite dévia la prochaine fois pour rester au sec.
En bas on cherche la suite, et rapidement, après une petite escalade, on retrouve notre méandre. Et bonne surprise, nous serons au sec ! Avec Erwann on sécurise le passage et c'est lui qui reprend la suite. À ce stade, il ne nous reste qu'une C30 et une C11. On sent bien que ça va être compliqué.
Erwann se lance, tête de puits, une dév, un fractionnement et nous voilà sur un bel éboulis à mi-puits...
Erwann qui équipe le méandre
L'éboulis n'est pas très rassurant, mais en voyant une C20 datée de 1996, on se dit que cet éboulis a au moins tenu 30 ans, donc qu'il tiendra encore un petit moment. On continue vers un niveau inférieur, là où nous voyons le méandre qui se pince. Il y a un très joli courant d'air qui s'en dégage. Les travaux d'élargissement ne paraissent pas compliqués, la hauteur est là, il faudra simplement mettre au gabarit la largeur.
Cela sonne la fin de notre journée, à court de corde aujourd'hui, mais nous reviendrons avec les gros moyens la prochaine fois.
Thibault


Bien joué à tous les deux, encore un objectif sur un secteur qui n’a pas encore révélé son potentiel. On attend la suite.
RépondreSupprimerPatrick